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Tome premier.
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ASTRONOMIE, LIV. IV.

3o août, en sorte que le soleil étolt moins éloigné de l’étoile clans Idseconde observation , qu’il n’eût été si l’étoile avoit conservé lamême position par rapport à l’équinoxe. Ajoutant donc 18" au mou-vement d’ascension droite, il se trouvera de 187°41' i3", c’est l’arcDB. Le colure des solstices H K passe par le milieu de cet arc DB,puisque le soleil étoit à égale déclinaison, soit en B, soit en D : ainsil’arc B K. ou l’arc KD est de 68° 5o' 36" 5, c’est la portion de l’équa-teur comprise entre le colure des solstices, et le point où répondoitle soleil le 12 avril au moment qu’il passoit dans le parallèle où il futensuite le 3o août à midi. Le complément de l’arc KD est l’arc T D,21° 9' 23" 5, et c’est l’ascension droite vraie du soleil pour le mêmetemps ; mais la Lyre M suivoit le soleil, c’est-à-dire qu’elle étoit àl’orient du soleil (a) de 255° 67' 29", qui forment l’arc DN ; ajoutantdonc ensemble ces deux arcs v D etDN, l’on aura Y N, quantitédont la Lyre suivoit l’équinoxe, c’est-à-dire son ascension droiteapparente le 12 avril 17471 277 0 6 ' 62" 5.

877. C’est par cette méthode que l’ascension droite de la ]Lyre etcelle de Sirius, qui dévoient servir de fondement à toutes les autresdéterminations , ont été fixées chacune par un grand nombre decomparaisons faites pendant plusieurs années et en différentes sai-sons, au Cap de Bonne-Espérance et à Paris, et réduites au premierjanvier 1760, la première de 277 0 7' 4" 2, et la seconde de 98° 32' 2"( Astronomiacfundamenta, p. 221 et 223). Ce fut à ces deux étoiles

I iriinitives que la Caille compara toutes les autres, en prenant desîauteurs correspondantes de chacune par la méthode que nous ex-pliquerons bientôt; il trouvoit ainsi i5 à 20 fois dans un même jourle passage au méridien de ces étoiles , et déterminoit par-là leurs

changement de l’obliquité de l’éclipti-que dans l’intervalle , s’il étoit sensible.Au reste , la supposition que l’on faitde ce mouvement et de celui du soleilen un jour, ne met aucune incertitudedans le calcul, ces mouvemens étantconnus aujourd’hui avec la plus grandeprécision.

(a) Nous disons qu’un astre suit l'au-tre lorsqu’il a plus d’ascension droite ;nous disons qu’il précédé l’autre , qu’ilva in antecedentia ou in prœcedentia ,lorsqu’il est à l’occident, c’est-à-direcontre l’ordre des signes , ou moin savancé en longitude. Cela semble con-

traire à l’usage ordinaire du niot précé-der , qui veut dire devancer ou ê tre plusavancé , et même à l’expression deCassini, qui par précéder entend plusavancé en longitude (p. 147)- ôfais cemot doit se rapporter à celui de signesprécédens , qui est opposé à celui designes suivans ou consequentia. 11 serapporte aussi à la maniéré dont lesastres passent au méridien tous les jours,ceux qui ont le moins d’ascension droitepassant toujours les premiers. Cepen-dant un astre peut être plus avancé enlongitude qu’un autre astre, et moinsen ascension droite (909).