3oo astronomie, ii v. IV.
et que j’ai démontrée (Mém. de ïAcad. 1757). On verra (2767) cruela précession des équinoxes i° 23 ' 45 " est de quelques secondes plusgrande qu’au siecle d’Hipparque ; et par-là l'année rapportée à l’é-quinoxe, comme nous avons coutume de le faire, paroît plus courtede 2" 6 que l’année moyenne, qu’on déduit de la comparaison desobservations d’Hipparque avec les nôtres ; il faut donc, pour que lesanciennes observations soient d’accord avec les modernes , que lesobservations d’Hipparque paroissent donner une durée de l’annéeplus longue que les observations postérieures; il faut qu’en suppo-sant le mouvement du soleil assez grand pour représenter les obser-vations deTycho,les tables aient une erreur en moins d’environ 4 à5 ’ au temps d’Hipparque : c’est ce qui se trouve en supposant lalon-gueur actuelle de l’année solaire 365 jours 5 h 48* 49" ï • Cette quan tité,qui jusqu’à présent pouvoitparoître un peu trop petite, se trouve êtrela seule qui puisse satisfaire aux observations d’Hipparque et deTy-cho, deFlamsteed, de la Caille et deM. Dagelet, et cela sans admettreaucune accélération réelle et physique dans la longueur de l’année *quoiqu’on l’eut soupçonnée d’après les observations de Ptolémée.
889. La troisième correction qu’exige la longueur de l’annéedéduite de la comparaison de deux équinoxes, provient des inéga-lités que la terre'éprouve parles petites attractions de la Lune, deJu-piter et de Vénus, dont nous parlerons dans le XXII e livre, et qu’ontrouvera ci-après dans les tables du soleil; elles peuvent, en accélé-rant le mouvement de la terre , faire arriver le soleil à l’équinoxeplutôt dans une année que dans l’autre ; cette correction est la pluspetite des trois quand on prend un intervalle d’un grand nombre d’an-nées, parcequ’elle ne se multiplie pas comme les deux précédentes:mais il faut y avoir égard si l’on choisit un intervalle qui ne soit qued’un siecle pour connoitre la durée exacte de l’année.
890. Quand on a la longueur de l’année tropique, il est aise' deconnoitre le mouvement du soleil pour un temps quelconque; parexemple, pour avoir le mouvement séculaire, c est-à-dire celui quirépond à cent années juliennes, on dira, 365 jours 5 1 *4*^ r 48" sont à3 oo°, comme 365 jours ^sont au mouvementpouruneannéejulienne:on ôtera 36 o°; le reste multiplié par 100 donnera le mouvement pourcent ans au-delà de cent révolutions complétés 46' o".
Si l’on augmentoit d’ùne seconde la durée de l’année, on diminue-roit de 4" 1 le mouvement séculaire du soleil ; car 100" de temps ré-pondent à 4" de mouvement. Mais c’est au contraire le mouvementséculaire que nous cherchons communément par observation, etnous en déduisons ensuite la durée de la révolution (r 161).