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Tome premier.
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b!S HAUTEURS CORRESPONDANTES. 320seroit plus proportion elle au temps, et celle qui convient à la hau-teur moyenne ne tiendrait pas le milieu entre les extrêmes.

p 3 6 . La méthode des hauteurs correspondantes sert aussi à trou-ver le passage des planètes par le m ridien, lorsqu’on veut déter-miner de la maniéré la plus sûre leur différence d’ascension droitepar rapport à une étoile; toutes les planètes, aussi bien que le soleil,sont sujettes à avoir dans l'espacé-de quelques heures un change-ment de déclinaison, d’où il résulte une correction semblable à celleque nous venons de calculer pour le soleil: il est vrai que cette équa-tion peut devenir beaucoup plus grande pour les planètes; maisce n est point un obstacle à l’exactitude de la méthode, dès qu’onconnoîtra exactement la différence de déclinaison d’un jour à l’autre.On peut connoître cette différence par des hauteurs méridiennesobservées deux jours de suite, et même par le calcul des tablesqui est suffisamment exact, pourvu qu’on le fasse en secondes; carune minute d’erreur sur le changement de la déclinaison en 24 h ,produirait près d’une seconde de temps sur 1 équation des hauteurscorrespondantes, dans l’exemple que nous avons donné (928).

937. La lune môme pourrait s’observer par le moyen des hau-teurs correspondantes; car les tables sont assez exactes pour donnerà quelques secondes près le changement en déclinaison, dans 1 es-pace de quelques heures : mais le calcul en est extrêmement long,aussi ne doit-on choisir cette méthode que dans le cas où l’on estdépourvu de tout autre moyen pour observer les longitudes géo-graphiques, ou pour déterminer les lieux de la lune : j’ai vu descirconstances où l’on a regretté de ne s'être pas servi des hauteurscorrespondantes de cette planete.

938 . On trouvera dans nos tables l’équation des hauteurs cor-respondantes du soleil à Paris pour chaque demi-heure, c’est-à-direpour des hauteurs prises à i h , 2 h , à i h j,,etc. jusqu'à 6 h : cette tablea été calculée en partie par la Caille ( Ephémérides, tome IV), eten partie par moi. Elle rie va pas au-delà de six heures, pareequeles astronomes n’ont pas coutume de choisir de plus grands inter-valles de temps ; c’est même ordinairement à 9 h du matin et à 3 haprès midi, que nous prenons des hauteurs du soleil : plus près dumidi, elles auraient moins de précision, pareeque le soleil ne montepas assez rapidement pourquel’on soit sûr, à une demi-seconde près,du temps où le bord du soleil touche le fil de la lunette ; plus loin dumidi, on pourrait craindre quelquefois les inégalités de l’horloge, oucelles des refractions.

Cette table est disposée aussi de 6 en 6 ° de la longitude du soleil,

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