ÉQUATION DU TEMPS. OÙJ
de /f3°. Si le soleil avoit été sur l’équateur avec la même vitesse, ilauroit fait EL égal à ES; mais le point L passera au méridienSAB 8' plus tard que le point A ou le pointS ; ainsi le soleil vraiavance de 8' sur le soleil moyeu L, même en faisant abstraction del’inégalité réelle de son mouvement, et en le supposant mû uni-formément sur l’écliptique ES. Le soleil vrai S passe au méridienavec le point A de l’équateur, c’est-à-dire 8' plutôt qu’il ne pas-serait, si son mouvement EL se faisoit sur l’équateur.
960. Pour combiner les deux causes del’équalion du temps, cou-,sidérons le soleil vrai à la fin d’octobre; son mouvement ayant été fortpetit en été, il se trouve être moins avancé vers l’orient de deuxdegrés qu’il ne devrait l’être, et passe au méridien huit minutes troptôt ; il y a donc alors 8' à ôter du midi vrai, pour avoir le tempsmoyen, à raison de la première cause.
Mais alors le soleil, en avançant dans son orbite, inclinée sur l’é-quateur, se trouve aussi répondre perpendiculairement à un point Ade l'équateur moins avancé de 2 0 que lepoint S de l’écliptique où ilest ; il passe donc au méridien 8' plutôt qu’il ne devrait passer. Il afait par exemple 45° réellement sur l’écliptique, et il répond cepen-dant au même point que s’il n’en avoit fait que 43, mais qu’il les eûtfaits sur l’équateur, et ces8'viennent de la seconde cause. Ainsi dansce casles deux causes conspirent, et voilà pourquoi à la fin d’octobrele soleil avance de i 6', la pendule uniforme retarde de 16', le tempsmoyen au midi vrai n’est que 1 i h 44* 1 c’est-à-dire que quand le vraisoleil est dans le méridien, une bonne pendule ne uoitmarquer que1 i h 44'-
966. On peut aussi combiner ensemble ces deux causes qui ren-dent inégaux les retours du soleil au méridien, en concevant un soleilmoyen et uniforme qui tourne dans l’équateur, de maniéré à fairechaque jour 09' (85y), et les 36o° en même temps que le soleil parson mouvement propre, c’est-à-dire dans l’espace d’un an : supposonsque le soleil moyen parte de l’équinoxe du printemps, au momentoù la longitude moyenne du soleil est zéro; toutes les fois que ce soleilmoyen arrivera au méridien , nous dirons qu’il est midi moyen, etsi le soleil vrai se trouve plus ou moins avancé, en sorte qu’il soitpinson moins de midi filous appellerons la différence équation dutemps.
l’our que les deux causes de l’équation hissent nulles en mêmetemps, il faudrait que l’apogée du soleil fût d’accord avec l’équinoxeou le solstice, et que le soleil s’y trouvât en même temps ; c’est leseul cas où les deux soleils ont pu coïncider dans l’équinoxe, et lesTome 1. Vv