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Tome premier.
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34 6 ' ASTRONOMIE, L I V. IV.

988. Il faut donc bien distinguer deux choses: i°. cette diffé-rence d’ascension droite entre le soleil et l’étoile, qui en elle-mêmeet indépendamment du passage de l’étoile au méridien est de 3o° oudeux heures pendant toute la journée ( à peu près ) ; 2 0 . cette mêmedifférence qui, considérée au moment où l’étoile passe 311 méri-dien, se trouve égale pour lors à la distance du soleil au méridien ,c’est-à-dire à l’heure qu’il est. La quantité MO, de 3o° ou dedeux heures, sera pendant toute la journée la différence d’ascen-sion droite des deux astres; mais elle sera de plus la distance dusoleil au méridien, ou le temps vrai, lorsque l’étoile sera dans leméridien. Ainsi pour trouver à peu près dans un jour donné l’heuredu passage d’un astre'au méridien, il faut trouver sa différence d’as-cension droite avec le soleil pour ce jour-là ; il n’importe à quelleheure on prenne cette différence d’ascension droite, parce.qu’ellevarie peu dans l’espace d’une journée.

989. C’est ordinairement pour midi cpie les astronomes dispo-sent leurs éphémérides et leurs calculs ; ainsi ils prennent l’asscen-sion droite d’un astre pour midi, ils en retranchent celle du soleilà midi, la différence est l'heure du passage de l’étoile au fflëri=dieu pour ce jour-là: ainsi, pour avoir à peu près le temps; vraidu passage de l’astre au méridien, il suffit de retrancher l’ascen-sion droite du soleil de celle de l'astre pour le jour donné à midi *et de convertir cette différence en temps.

Nous disons qu’il importe peu que cette différence d’ascensiondroite soit prise pour midi, ou pour quelque autre heure, parce-qu’il n’y a jamais beaucoup de changement dans l'espace d’un jour;cependant si l’on veut une plus grande exactitude, après avoirtrouvé l’heure du passage au méridien à peu près, on chercherala différence d’ascension droite pour cette heure-là, et cette nou-velle différence un peu plus petite ( s’il s’agit d’une étoile), quecelle qu’on avoit d’abord employée, sera plus exactement l’heuredu passage au méridien, car il n’y aura plus qu’une petite incer-titude , occasionnée par l’intervalle entre le moment du vrai pas-sage et celui qu’on avoit trouvé en premier lieu.

L’avantage et la facilité que l’on a dans le calcul de l'heure dupassage au méridien, dépendent de cette circonstance, que la dif-férence d’ascension droite est presque la même pendant toute lajournée, ou du moins qu elle varie peu. La plus grande erreurarrive quand il est question de la lune ; la différence d’ascensiondroite entre la lune et le soleil change quelquefois d’une heuredans l’espace d un jour; le premier calcul dans lequel on suppose