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Tome premier.
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RÎ FLEXIONS SUR l’aSTROLQGIE. 891

soit, ce sera une occasion de déplorer l’ignorance et l'aveuglementdu vulgaire , qui s’est laissé abuser si long-temps par de si sottes pré-dictions , et de faire observer, comme je l’ai dit dans ma préface,combien il étoit utile pour le genre humain de pénétrer et d’appro-fondir des sciences qui dévoient tirer les hommes d’une si misérableimbécillité et d’une stupidité si flétrissante.

Ce n'est pas sans peine qu’enfin l’esprit philosophique a dissipé ceserreurs; on venoit encore quelquefois , au commencement de ce siè-cle, consulter sur l’avenir des astronomes de l’académie {a> ; en 1706Lieutaud crut devoir mettre à la tête de la Connaissance des temps:« On ne trouvera ici aucune prédiction, parceque l’académie n’a« jamais reconnu de solidité dans les réglés que les anciens ont dou-te nées pour prévoir l’avenir par les configurations des astres :>■>. Enlisant dans le Mercure de France ( 1763 janvier, II vol. p. 9 5 ) unelettre où je racontois la curiosité que le grand-seigneur eut en 1762de recevoir tous les ouvrages publiés par les astronomes de l’acadé-mie, on remarquera qu’il demandoit sur-tout les prédictions qui sefaisoient sur l’avenir par la science des astres ; peut-être sa hautessene desiroit nos livres d’astronomie, que dans l'espérance d’y voiriesort des puissances qui sembloient alors acharnées à se détruire. De-puis l’ambassade de M. le comte de Choiseul Gouffier, on y a vuparoître quelques étincelles de lumière. On a traduit en turc mestables astronomiques en 1785, comme le raconte M. Toderini dansson histoire de la littérature des Turcs. Maislevisir Halit-pacha etle capitana-bey ou vice-amiral, qui viennent d’être décapités,étoient ceux qui contribuoientle plus à cette émulation.

(a) Voyezl’éloge de Joseph del’Isle, que j’ai donné dans le Nécrologe de 1770.