ASTRONOMIE, L I V. V.
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LIVRE CINQUIEME.
Du système du Monde.
Digna res est contcmplationc , ut sciamus in quo rcrum statusi mus, pigerrimam sortiti an velocissimam sedem : circa nosDeus omnia an nos agat. Sen. Quæst. nat. vii. 2.
1066.Le système du monde (a) , ou la disposition des corpscélestes et des orbites planétaires, est un des objets qui ont étéle plus discutés parmi les astronomes ; cependant la questionn’étoit pas difficile- pour de véritables physiciens. C’est la difficultéque les esprits ont si souvent à s’élever au-dessus de leurs ancienspréjugés, ensuite le scrupule mal-entendu des théologiens, quiont retardé long-temps le progrès de la vérité : mais depuis environun siecle il n’y a presque pas eu d’astronome un peu distinguéqui se soit refusé à l’évidence àu. système de Copernic; c’est donccelui-là que j’appellerai le système du monde, et je ne parleraides autres, que pareeque l’histoire des progrès de l’esprit esttoujours liée avec l’histoire de ses erreurs.
Le système du'" monde comprend les planètes principales,les satellites et les cometes : les planètes principales sont, i°.leSoleil,ou laTerre à la place du Soleil dans le système de Copernic;2 0 . Mercure; 3 °. Vénus-, 4 °- Mars-, 5 °. Jupiter-, 6 °. Saturne ; 7 0 .Herschçl. Leurs élémens particuliers, ou les détails de chacun,feront la matière du livre suivant; il ne s’agit ici que de leurdisposition générale. La Lune est réputée un satellite par rapportà la Terre ; et comme elle a des inégalités d’une espece toutedifférente, elle fera seule la madere du livre VII. La théoriedes satellites de Jupiter et de Saturne sera expliquée dans leXVIII e livre, et celle des cometes dans le XIX e .
1067. Mais avant que de parler de la véritable situation desorbites planétaires, qui, pour être connue, exigeoit des observationset des réflexions approfondies , nous parlerons de ce qu’il y a
(a) ’Slr'kp*, Consdtudo, Collecdo, c’est-à-dire l’établissement et l’assemblaged-*s corps célestes.
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