Band 
Tome premier.
Seite
394
JPEG-Download
 

3y4 ASTRONOMIE, LIV. V.

est de l'ordre des trois autres planètes, il pensa qu’elles dévoientêtre d’autant plus près de nous, qu’elles tournoient en moinsde temps. Cette loi étoit du moins indiquée par 1 exemple dela Lune ,' qui , tournant beaucoup plus vite que le Soleil, étoitévidemment plus près de nous, puisqu’elle éclipsoit si souventle Soleil. U voyoit aussi que Saturne étoit la moins lumineusede toutes les planètes, ce qui la faisoit présumer la plus éloignée,en même temps qu’elle étoit la plus lente de toutes. C’est àcela que je réduis les neuf raisons apportées par Riccioli ( pag .279 ) en faveur de cette partie du système de Ptrilémée.

Le système de Ptolémée est représenté dans la figure 45,d’après le IX e livre de l’Almageste de Ptolémée; chaque planetey est marquée Sur son orbite par le signe qui lui convient (83).

1069. On a peine à comprendre comment Vénus et Mercure,tournant ainsi séparément et indépendamment du Soleil, dévoientcependant être toujours près de lui; mais chacune de ces planètesétoit supposée dans un épicycle qui tournoit aussi en une annéecomme le Soleil, et la planete décrivoit l’épicycle de maniéré àrevenir entre le Soleil et nous dans le môme intervalle qu’elleemploie à revenir au Soleil, ou par un mouvement égal aii mou-vement d inégalité par rapport au Soleil ( P toi. p. 223 ). Ainsic’étoit la même chose que si ces deux planètes eussent tournéautour du Soleil. Il n’y avoit qu’une absurdité physique donton ne conçoit pas le motif, à faire tourner ces planètes autourd’un point imaginaire, tandis qu’il y avoit un corps réel au-dessuset dans la même direction. A l’égard des autres planètes, Mars,Jupiter et Saturne, il y avoit à expliquer des inégalités aussisingulières. Toutes les fois que ces planètes approchent de leurconjonction avec le Soleil, ou qu’elles sont dans la même régiondu ciel, elles ont un mouvement propre (85), prompt et direct,c’est-à-dire vers l’orient : elles paroissent petites et lort éloignéesde nous. Lorsqu’elles sont opposées au Soleil, ou à 180° de cetastre, elles sont plus grosses,plus brillantes; elles paroissent reculervers l’occident , et leur mouvement propre est rétrograde (1086).Dans les temps intermédiaires , elles sont stationnaires , paroissentimmobiles dans le ciel, et d'une grandeur moyenne. Ces inégalitésrevenant toujours les mêmes, toutes les fois que les planètesparoissent à même distance du Soleil, il sembloit à quelques phi jlosophes que les aspects et les rayons du Soleil avoient une forceou une influence qui produisoit dans les planètes toutes ces alterna-tives : elles étoient en effet toujours les mêmes, quand les planètes

I