Band 
Tome premier.
Seite
397
JPEG-Download
 

paru, comme les autres, opposée au Soleil dans certains lemps(io6y).Les Egyptiens imaginèrent que Vénus devoit tourner autour du So-leil comme dans un épicyle, au moyen de quoi ils expliquoient trèsbien pourquoi elle paroissoit plus ou moins brillante suivant letemps, sans jamais cesser d’accompagner le Soleil; et il en étoit demême de Mercure. C’est Macrobe qui raconte avec éloge ce senti-ment des anciens Egyptiens , qui étoit aussi le système ionique ,adopté par Tlialès (Somn. Scip. lib. I,cap. 19, p. 65 ) ; mais ce qu’ilajoute, que presque tout le monde adoptoit le système qu’il vientd’expliquer , persuasio ista convaluit , el ab omnibus penè hic ordoin usum rcceptus est, semble se rapporter au système de Ptolémée.

Cicéron , en faisant parler Scipion sur le système du monde, paroîtdire que les orbites de Vénus et de Mercure accompagnent et suiventle Soleil: Hune ut comités sequuntur Veneris aller , alter Mercuriicursus ( Somn. Scip. ). lliccioli (Almag. I, 49 ^) avoit d’abord penséque Platon, et Cicéron, qui ne fait que le copier, avoient supposéavec les Égyptiens que Mercure et Vénus tournent autour du Soleil;mais il dit ensuite (II, 281) qu’après avoir mieux examiné les pas-sades , il croit que Platon et Cicéron 11’ont point fait tourner Mercureet^Vénus autour du Soleil. Fréret n’est pas de son avis ; il observemême que, suivant Aristote ( de coda ), Platon avoit admis le mouve-ment de la Terre sur son axe. Théophraste, cité par Plutarque , nousapprend que Platon eût été encore plus loin s’il avoit osé, et qu'ilauroit admis le sentiment de cette autre partie des Pythagoriciens quifaisoit tourner la Terre autour du Soleil. Platon disoit dans sa vieil-lesse qu’il se repentoit d’avoir donné à la Terre une place qui 11e luiconvenoit pas, de l’avoir mise au centre de l’univers, et d en avoirfait le principe et la mesure des mouvemens célestes ; mais les Athé-niens avoient fait un dogme religieux de l’immobilité de la terre, etil n’étoitpas sûr de l’attaquer ( Ac. des inscr. XVIII. io 5 .)

Macrobe dit que Platon mettait le Soleil immédiatement au-dessusde la Lune; mais que Cicéron, avec Archimede et les Caldéens, leplaqoient au-dessus de Mercure et de Vénus.

Vitruve dit formellement que Mercure et Vénus entourent le So-leil, et tournent autour de son centre, ce qui produit leurs stationset leurs rétrogradations apparentes (Archit. liv. IX, c. 4); en sortequ’on peut le regarder comme un des anciens qui ont soutenu ce sys-tème des Égyptiens.

1073. Martianus Capella, auteur que l’on croit avoir vécu dans lecinquième siecle, développe encore mieux ce système, et il y a unchapitre exprès de ses mélanges, page 289, dont voici le titre, Qubd