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Tome premier.
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3p8 ASTRONOMIE, L I V. V.

tellus non sit centrum omnibus planetis : il explique très bien dansce chapitre que les orbites (le Vénus et de Mercure n’environnentpoint la Terre, mais seulement le Soleil qui est au centre de leurscercles ; que ces planètes sont quelquefois au-delà du Soleil, quel-quefois en-deçà; que dans le premier cas Mercure est moins éloignéde nous que Vénus , que dans l’autre il est plus loin de nous. (Mar-tiani Minci Felicis Capellac Carthaginiensis , viriproconsularis, Saty-ricon, in quo de nuptiis Philologiae et Mercurii libri duo, et desepteni artibus îiberaîibus libri singulares. Lugd. Bat. i 5 pp , 336pag. in-8°. )

Le vénérable Bedc, qui écrivoit en Angleterre vers l'an 720, dansle livre qui a pour titre , de Mundi cœlestis ac terrestris consdtutione,et qui se trouve au premier tome de ses ouvrages, explique ce sys-tème fort clairement ; enfin il a été adopté en 1 634 par Argoli, dansson Pandosium sphaericum , c. 3 . C’est pourquoi le P. Riccioli l’ap-pelle système des Egyptiens, de Vitruve, de Capella, de Macrabe,de Bedc et d’Argoli: d’autres le nomment encore système de Cicéronet de Platon; mais cela est douteux, comme nous venons de le dire.Ce système des Egyptiens fut le principe des belles idées de Copë!"nie sur ce système général du monde : indépendamment de lapreuve tirée de la proximité constante de Vénus au Soleil, 011 y trou-voit l’avantage de rendre raison des inégalités appellées stations etrétrogradations ,• sans la ressource absurde des épicycles, commenous l’expliquerons fort au long à la fin de ce livre (1181).

1074. Le système des Egyptiens est représenté dans la figure 46,tel que nous venons de le décrire ; la Terre est placée au centre de lafigure, elle est environnée par les orbites de la Lune et du Soleil; leglobe du Soleil, en décrivant son orbite,est environné et accompagnédes orbites de Mercure et de Vénus. Au-dessus du Soleil sont lestrois autres orbites, placées comme dans le système de Ptolémée(1068).

L’hypothese des Egyptiens satisfaisoit aux inégalités les plus re-marquables de Mercure et de Vénus : à l’égard de Mars, Jupiter etSaturne, il restoit dans ces planètes des inégalités bien étranges àexpliquer, soit dans le système de Ptolémée, soit dans celui desEgyptiens ; et ce fut là ce qui détermina Copernic à en chercher unautre.

Copernic, qui aimoit les mouvemens uniformes, préférait lescercles concentriques aux excentriques: il se servoit d’un premierépicycle pour la première inégalité; et en faisant tourner le centred’un second épicycle sur la circonférence du premier, il aurait