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et ils faisoient tourner ces calottes sphériques les unes dans les autres;Riccioli même est obligé d’y avoir recours (II, 288): mais depuisqu’on a vu les planètes se rapprocher visiblement de nous, et s’cnéloigner ensuite ; depuis qu’on a vu des cometes descendre si près denous vers la Terre, et remonter ensuite à perte de vue, les deux so-lides sont une absurdité démontrée; il devient donc également im-possible de supposer que le ciel entier puisse tourner tous les jourset tout à la fois, tandis qu’il est composé de tant de milliers de piècesdétachées, sans qu’aucune paroisse jamais recevoir plus ou moinsde mouvement que les autres, même en décrivant des cercles quisont tous de grandeurs différentes, à moins qu’on n’y applique desintelligences conductrices ( Riccioli , II, 248), qui seroient occupéessans cesse à empêcher l’effet des loix du mouvement qui sont éta-blies d’ailleurs dans toute la nature.
1079. Riccioli (t. I, pag. 5 1) n'oppose rien à tout cela , si cen’est les passages de l’Ecriture, ori il est dit que le Soleil se leve et secouche; nous venons bientôt qu’il n’y a rien dans cette façon deparler qui ne soit facile h expliquer (1 io 5 ). Le même auteur ( t. II,pag. 409 , et suiv.) propose 77 argumens contre le mouvementdelà Terre, et réfute 49 argumens qu il suppose que l’on peut faireen faveur du système de Copernic : de toutes les preuves qu’il pro-duit contre le mouvement de la Terre, les seules qui me paroissentmériter quelque considération, se réduisent toutes à l’argument deRtolémée ( Almag . lib. I, c. 7), que Buchanan a exprimé dans lesyers suivans :
Ipsæ etîam volucres , trananfes aè’ra lenf
Keinigio alarum , celeri vertigine terræ
Abreptas gemerent svJvas, niaosque tenella
Cum sobole, et cara forsan cuin conjuge ; nec se
Auderet zephyro solus committere turtur. Sphceræ lib. T.
« Les oiseaux, dans les airs, verroientla terre et les forêts fuir sou*_ « leurs pieds ; ils verroient leurs nids , leurs petits, et peut-être leurs« femelles, entraînés par le mouvement diurne de la terre vers 1 o-(c rient ; la tourterelle n’oseroit jamais s’abandonner au zéphyr »;c’est-à-dire s'éloigner de la surface de la terre par la crainte de per-dre sa demeure.
1080. Copernic (liv. I, c. 8), Rothman dans une réponse à Ty-cho , Kepler {Epit. liv. I, p. 104), et Ptolémée lui-même, y ontdéjà répondu ; il est impossible que des corps terrestres, et que l’at-