4x8 ASTRONOMIE, El V. V.
traité d’astronomie est lui-même un assemblage continu de preuve»différentes du mouvement de la Terre; l’enchaînement de toutesles parties de cet ouvrage se trouveroit rompu, et leur cohérencedésunie, si l’on cessoit d’admettre ce mouvement.
Riccioli emploie plus de 200 pages in-fol. dans le second volumede son Almageste, à disserter sur le système de Copernic; il pro-
Î iose 77 arguinens contre le mouvement de la Terre, sans compteres t< moignages sacrés qui y sont présentés dans toute leur force;il n’y a rien de remarquable parmi ces argmnens qui 11e soit ren-fermé dans ce que l’on a vu aux articles précédens : il 11e me resteplus qu’à dire un mot des témoignages de l’Ecriture, qu’on nousa si s rieusement opposés : trop de gens y ont attaché une scrupu-leuse importance; et quoique cela paroisse n’être pas du ressort"d’un physicien, le désir de convaincre toutes les sortes d’adver-saires nous oblige d’y insister.
Passages de VEcriture oui ont paru contrair es aitsystème de Copernic.
1 io5. Les textes qu'on nous oppose sont tirés du livre de Josué rc. 10, v. i3 ; du psaume 92, v. 1 ; du psaume io3, v. 5 ; del'EccLsiaste, c. 1, v. 5 ; du prophète Isaïe, c. 38, v. 8; du livredes Juges, c. 5. v, 20; du 3 e livre d’Esdras , c. 4? v - 34 : maisquand 011 les lit sans préjugé, 011 y voit un langage ordinaire,qui ne pouvoit être différent sans devenir inintelligible, et l’onn’y voit rien qui paroisse tenir au dogme ni à la physique. Dureste plusieurs auteurs catholiques ont accumulé des raisonne-mens de toute espece, pour faire sentir que les dihérens passagesde l’Ec iLure où il est parlé du mouvement du Soleil, peuvents’entendre de celui de la Terre sans leur faire violence.
Il v auroit un zele bien étrange à prétendre exclure des livressaints toutes les expressions qui sont reçues dans la société, et parlesquelles on se fait entendre de tout le monde. Les astronomesdisent comme les autres, le Soleil se leve et le Soleil se couche;ils le diront toujours sans prétendre méconnoître le véritable état dela nature et de l’immobilité du Soleil. Dieu, conversant parmi leshommes , le diroit avec eux , et Josué 11e pouvoit dire autrement.Pourroit-on prétendre qu’un général d’armée tel que Josué ( dansle moment où il s’agissoit de manifester à ses soldats la gloire et lapuissance de Dieu par une victoire ) dût leur faire une leçond’astronomie , et quittant le langage que ses soldats pouvoient en-