I
444 ASTRONOMIE, L I V. V.
ou du moins leurs rapports (1222); car les valeurs absolues de cesnombres, en toises ou en lieues, ne peuvent se connoître que parla parallaxe du Soleil ( 1728) : chaque unité vaut à-peu-près 3 j mil-lions de lieues.
n 5 i. Au moyen des parallaxes annuelles, on prouve que lesétoiles nouvelles de 1572 et de 1604 étaient placées beaucoup au-delà du système solaire ( 792, 793 ) ainsi que les autres étoiles. Eneffet, dans l’espace de trois mois que la Terre met à aller de K en L( fig. 57), la parallaxe annuelle S FL, qui pour Saturne alloit à(1 i 5 o), et qui n’a pas été d’une minute pour ces étoiles , prouvequ’elles étaient 345 fois au moins plus éloignées de nous que Sa-turne.
1 i 52 . La durée des révolutions des planètes qu’il faut connoîtrepour parvenir aux parallaxes annuelles, est ce qui doit maintenantnous occuper. Cette durée ne peut se déterminer exactement quepar le moyen des conjonctions et des oppositions des planètes auSoleil. En effet, puisque c’est autour du Soleil que les planètes tour-nent, c’est autour de lui que leurs révolutions doivent être comp-tées , et c’est au Soleil qu’il faut les rapporter ; mais les conjonctionset les oppositions sont les seuls points où le lieu d’une planete, vude la Terre, soit sur la même ligne que le lieu vu du Soleil, et oùl’on puisse avoir directementlelieuvu du Soleil. Ce sont donc là lescirconstances qu’il faut employer à ces recherches, comme nousallons l’expliquer.
Durée des révolutions planétaires, et moyenmouvement des sept planètes.
11 53. Les conjonctions et les oppositions des planètes, qui nousservent à déterminer les durées de leurs révolutions moyennes,doivent être prises à de très grandes distances les unes des autres,pour que l’effet des équations ou des inégalités périodiques dispa-roisse , et qu’il soit absorbé par le grand nombre de révolutions surlesquelles il se trouvera réparti, comme nous l’avons fait pour leSoleil (884). Les comparaisons des anciennes observations rappor-tées dans l’Almageste, ont été Elites, dans le plus grand détail, parCassini dans ses Elémens d’Astronomie, en 1 740 ; il a rapporté lesanciennes observations; il les a réduites, calculées et discutées:nous nous contenterons ici de donner une idée de la méthode, etd’en faire connoître les résultants.