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Tome premier.
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DES EQÜATIONS SECULAIRE S. ^ 5 ?)

tes révolutions ne soient égales, quand on considéré le retour dela planète à un même point de son orbite: cependant, en compa-rant les observations faites en divers siècles , onavoit cru apperce-voir un ralentissement dans le mouvement moyen de Saturne, etune accélération dans celui de Jupiter ; ce sont ces inégalités sécu-laires dont nous avons à parler, quoiqu’il soit prouvé actuellementqu’elles ne sont que l’effet des équations périodiques dont le retourest fort long. Il en est de même de la petite accélération qu’onavoit cru remarquer dans le mouvement de la Lune (1483). J aidiscuté amplement tout ce qui concerne ces équations séculaires,dans les Mémoires de 17 ^7 *

Kepler écrivoit en 1625 qu’ayant examiné les observations dellégiomontanus et de Waltherus, dans la bibliothèque de Mags-tlinus à Tubingue, il avoit trouvé constamment les lieux de Jupiteret de Saturne plus ou moins avancés qu'ils ne dévoient l’être selonles moyens mouveinens déterminés par les observations de Pto-lémée et de Tycho : il disoit la même chose des mouvemens deMars ; mais j’ai reconnu que cette planete 11’a besoin d’aucuneéquation séculaire. ( Epistolac J. Kepleriet Matlhiac Ber/icggeri mu-luae. Argentorali, 1672 , in-i 6 t pag. 70.)

Flamsteed, à l’occasion de la conjonction de Jupiter et de Saturne,arrivée en 1682, observa que toutes les tables donnoienh trop devitesse à Saturne et trop peu à Jupiter; et comme les tables donton se servoit alors, a voient toutes pour bases les observations deTycho, cela indiquoit un retardement dans Saturne, eL une accé-lération dans Jupiter, qui étoient,devenus sensibles dans l’espacede près d un siecle. ( Philosophical Transactions , n. 149, 204, 218.Maraldi, mém. 1704.)

1164. ïlalley, dans ses tables, appliqua au mouvement de Saturneune équation séculaire qui est de pour deux mille ans, et à celui;de Jupiter une équation de 3 ° 45/ dans le même intervalle; maisil ne rapporta ni les observations nij.les calculs qui avoient pu luifournir des corrections si fortes. Enfin Euler, dans ses opusculespubliés eu 1746, attribuoit à la Terre une équation séculaire dei° 7' en deux mille ans ; mais la durée de l’année que j’ai déter-minée ci-dessus par des observations de différons siècles, 11e laisseplus de place à une pareille incertitude. ;i .

L’équation séculaire de Saturne parojsspit aisément par les an-ciennes observations. On a vu ci-dessus l’opposition du 2 mars 228ans avant J. G. Si on la compare cà celle qui ,%yiiva le 26 février1714 à 8 h 16' dans 5 S 7 0 56 ' 46", on a le mouvement de Saturne