4<$4 ASTRONOMIE, LIV. V.
droites parallèles sont, pour nous, comme une seule et mêmelmne,ou dirigées à une même longitude, à un même point du ciel.
Le mouvement absolu de Vénus étant seulement d’un sixièmeplus grand que celui de la Terre, il faut que la direction ED deson mouvement soit presque parallèle au mouvement GF de laTerre, pour que les rayons visuels soient parallèles , ce qui n’arriveque trois semaines avant et après sa conjonction inférieure : voilàpourquoi sa rétrogradation ne dure pas long-temps (1086).
11 84. Les planètes supérieures sont par rapport à la Terre,commela Terre par rapport aux planètes inférieures. Quand la Terre paroîtstationnaire pour une des trois planètes, Mars, Jupiter ou Saturne,cette planete est stationnaire pour nous, puisque les rayons visuelsGE, FD, sont communs aux deux planètes, ou aux deux obser-vateurs qui sont supposés se considérer réciproquement. Ainsi lepoint stationnaire se détermine par une même méLhode pour lesplanètes supérieures et inférieures.
Lorsque la Terre, vue du centre de Jupiter, paroît en conjonc-lion inferieure avec le Soleil, et qu’elle est rétrograde, Jupiter estpour nous en opposition, et ne peut manquer de paroître aussi rétro-grade. E11 effet, une planete est directe pour nous, lorsque notremouvement conspire avec le sien pour la faire paroître aller dumême sens où elle va réellement; elle paroît rétrograde, quandces mouveinens se contrarient, de maniéré que la planete paroissealler dans un autre sens que celui où elle va : or, quand la planeteinferieure M ( fig. 58 ), allant de M en R, paroît. rétrograde, laTerre T, qui va aussi de T en C, mais plus lentement, reste enarriéré par rapport à la planete M, et dès-lors elle lui paroît retournersur ses pas, au lieu d’aller par un mouvement direct; c’est ainsique la planete supérieure T paroît à la planete inférieure M êtrerétrograde dans ses oppositions, c’est-à-dire quand la planete supé-rieure est à 1 opposite du Soleil S.
11 85 . Supposons que le cercle TrR ( fig. 61 ) représente l’or-bite de la Terre, et MmP celle de Mars, dont le rayon a seule-ment une moitié de plus que le rayon de l’orbite de la Terre,tandis que le mouvement horaire T £ de la Terre est presque doubledu mouvement Mm de Mars, pris angulairement en minutes etsecondes, et vu du Soleil S. Ayant tiré une ligne tn parallèle à TM,on voit qu’il faudrait que Mars eût décrit l’arc M/z pour paroîtrestationnaire, pendant que la Terre a décrit T£, et qu’il en eût décritdavantage pour paroître avoir avancé à gauche ou vers l’orient,comme il avance réellement; mais comme son mouvement Mm
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