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gnement et de la trop grande lumière du Soleil, près duquel elleparoît ; mais, avec de bonnes lunettes, on observe Vénus et Mer-cure fort près de leurs conjonctions supérieures.
1196. C'est dans les plus grandes digressions de Vénus et deMercure, que ces planètes sont le plus dégagées des rayons duSoleil, et qu'on a le plus de facilité pour les voir, en ce qu’ellessont sur l’horizon long-temps après le coucher du Soleil, ou avantson lever. Les plus grandes digressions , ou distances apparentesde Vénus au Soleil, suivant Ptoléinée, sont de 44° 25 ’ à 47° 35 ',dans les différentes positions de Vénus et de la Terre; et celles deMercure sont entre 16 0 8' et 28° 3 7 ' ( Almag. XII, 9. ) : suivantnous, les plus grandes digressions possibles de Vénus sont entre44° 5 / et 4 7 ° 48'; celles de Mercure entre 17° 36 ' et 28° 20' :la différence entre ces plus grandes digressions de la même pla-nète en différens temps , vient de l’inégalité des distances auSoleil, qui est sur-tout très considérable pour Mercure coinmeon le verra dans le livre suivant , lorsqu’il sera question de sonexcentricité (1270) qui rend ses distances périhélie et aphéliefort différentes.
C’est dans les plus grandes digressions que Mercure et Vdnussembleroient devoir être le plus faciles à observer; mais il y aLà dessus des diversités remarquables. M. Pigott, en Angleterre,a vu Mercure à 3 ° de sa conjonction supérieure. On le voitmême le jour de la conjonction ( Hist. de l’acad. <1 e Toulouse , t. I,p. 5 7 ). Souvent quand il est entre ses plus grandes digressionset ses conjonctions inférieures, on le voit beaucoup plus difficile-ment, quoiqu’il soit à 20 et 27° de sa conjonction inférieure, etquelquefois sa lumière change très subitement d’un jour à l’autre;peut être y a-t-il des parties de son disque qui renvoient moinsde lumière que d’autres; d’ailleurs cette lumière étant réfléchieplus obliquement que vers la conjonction supérieure, elle estplus afFoiblie.
1197. Il y a des temps où Vénus est si brillante, qu’on la voiten plein jour à la vue simple (a) : j’en ai été témoin en ij 5 o , et toutParis étoit alors dans l’étonnement. Je trouve que la même choseétoit arrivée vers le 21 juillet 1716 nouveau style ; le peuple de
(a) Cela ne seroit pas étonnant dans la zone torride ; car l’on assure quel’on y voit quelquefois des étoiles en plein jour ( Histoire des voyages,tome 4 6, page 112) ; et je pense que ce doit être Vénus, ou Sirius, auCanopus (2261).