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les dernières cartouches.
Le i novembre, le général de Treskow 1 eut lasingulière idée de demander au colonel Denfert-Itochereau la reddition de la place afin de lui épar-gner « les horreurs de la guerre ».. Il s’attira uneréponse spirituelle et ferme dans laquelle le gouver-neur lui déclarait que « la retraite de l’armée prus-sienne était le seul moyen que conseillent à la foisl’honneur et l’humanité pour éviter à la populationde llelfort les horreurs d’un siège ». II terminait endisant : « Nous nous attendons, général, à toutesles violences que vous jugerez nécessaires pourarriver à voire but; mais nous connaissons aussil’étendue de nos devoirs envers la France et enversla République, et nous sommes décidés à lesremplir. »
Comme l’estimait très justement le colonel Den-fert, l’ennemi entreprenait une opération beaucoupplus politique que militaire. Ce siège sanglant n’apas été poursuivi avec un tel acharnement dansl’unique but de protéger des communications : unsimple corps d observation y aurait suffi et lesAllemands se sont montrés assez peu friands de tra-vaux de siège pour que leur intention soit douteuse :ils voulaient achever la conquête matérielle de /’Alsace .
Le 1 (i, une sortie, avec deux mille hommes et l abatterie de campagne, fut dirigée sur Ressoncourt.Nos jeunes troupes échouèrent, malgré leur bonnecontenance, devant les retranchements prussiens.
Les 2d et 2i novembre, les Allemands occupèrenl