LA PRÉPARATION I)E LA CAMPAGNE. 33
P.-L.-M., d’ôtre ainsi avisés au dernier momentalors que le mouvement vous a été annoncé le31 décembre au matin. »
Et il termine en adjurant la Compagnie de « ra-cheter ce contre temps par une exactitude parfaite ».
Puis, il avise Bourbaki de ce retard, « rienn’étant changé ni au point de départ, ni de desti-nation ».
Malheureusement, le 6 janvier, Bourbaki demandeet obtient qu’on pousse les trains jusqu’à Clerval.
Dans cette petite gare, sans quais, sans matériel dedébarquement, ce fut un entassement effroyable, —une accumulation de wagons non déchargés, — desfiles de trains de plusieurs kilomètres immobiliséssans pouvoir donner un tour de roue en avant ouen arrière. Bref, le débarquement du 1 corps necommença que le 8 janvier et se prolongea jusqu’auIG, avec maintes fausses directions dans les convoisde vivres et de munitions. Ces longues stations dansles wagons firent cruellement souffrir les hommeset affaibli pont les attelages.
Nous extrayons de fllistorique du 1G° de ligne (1) Comment(•P division du lo 0 corps) un passage typique. Tous nos régiles historiques se ressemblent sur ce point. Voici mentsdonc 1 impression vécue du transport du l«i* corps : >' a K ea en t
« Le 4 janvier, la 3* division commença son em-barquement a huit heures du matin à Méhun. Le
(I) Rédigé par le capitaine breveté Poitevin.
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