Surprise deSombacourl.
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inami, s’était rendu à Salins. Le combat étant ter-miné, un habitant, s’élançant d’une maison, tentaitde le tuer d’un coup de l'eu à bout portant. Maisl’aide de camp qui accompagnait le général jetacet homme à terre avant que son arme ne fût dé-chargée et des soldats accourus le tuèrent. »
Le 29 janvier, le VU" corps, qui avait laissé Besan-çon sous la surveillance de Wcrdor pour opérer surla gauche du 11° corps, forçait la marche de sonavant-garde sur l’ontarlier. Arrivé au Souillot, unbataillon du 77” allemand tourne par les bois ettombe à Sombacourt sur la l r “ division du 15° corpsqui n’élait ni éclairée, ni rassemblée : véritablecohue encombrant les rues et les maisons. Les Alle-mands n’eurent qu’à cueillir cette foule d’où par-tirent seulement quelques coups de fusil mal dirigés.Au prix d’une perle insignilinnle, sept hommes tuésou blessés! ils ramassèrent deux généraux, MM. Das-tuguc et Minot (I), deux mille sept cents hommes,dix canons cl sept mitrailleuses.
(1) Le général Minot était le même qui à Quingey avait si triste-ment abandonné un poste capital,— le même aussi dont le généralThoumas raconte le Tait suivant:
« Lorsque les troupes du 15" corps se retirèrent sur Orléans, lei décembre 1810, une brigade qui suivait une route à travers laforêt, croyant voir l’ennemi lui barrer le chemin, abandonna laroute frayée pour se jeter dans le chemin d’exploitation peu prati-cable à l’artillerie. Deux batteries, l’une de 4 et l’autre dè 12, celle-ciservie par l’artillerie de marine, accompagnaient cette brigade. Le