LA DEUXIÈME ÉTAPE DE LA RETRAITE. 217
vue eut lieu à Yilleneuve-d’Amont. Le colonel War-lensleben la raconte : « Le colonel Chevals fut écon-duit poliment sans avoir rien obtenu et repartit àcinq heures du matin, le 31 janvier, pour Pontarlier.
11 s’était emporté pendant la discussion jusqu’àmenacer de la colère de l’Europe et de la haine éter-nelle de la France, le général ManteutTel. Lorsquece dernier lui fit entendre amicalement qu’il nerestait à l’armée française qu’à choisir entre untraité ou la continuation du mouvement de retraite,le lieutenant-colonel Chevals s’écria: « Ah! le gé-« néral Clinchant sera enchanté de voir continuer« les opérations! »
Clinchant ayant enfin reçu la lettre de Manteuffelet continuant à ne rien comprendre au malentendufuneste, envoya le 31 au matin un nouveau parle-mentaire, le colonel Aaraigne, chargé de conclure unesuspension d’armes de trente-six heures, pour don-ner le temps de tirer la situation au clair. L’entre-vue n’aboutit qu’à un procès-verbal, réclamé avecénergie par le colonel Yaraigne, et où l’ennemi sedécidait enfin, pour la première fois, à expliquernettement : 1° Que l’armistice ne s’appliquait pas auDoubs, au Jura et à la Côte-d’Or; 2° que l’arméeallemande continuerait les hostilités jusqu'à cequ’elles aient abouti à un résultat. La « loyautéallemande » aurait peut-être gagné à faire ces décla-rations vingt-quatre heures plus tôt, au lieu de se