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Les dernières cartouches (janvier 1871) : Villersexel - Héricourt - Pontarlier / Henri Genevois
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LES DERNIÈRES CARTOUCHES.

Nous avons dit que la dernière route de larmée delEst pouvait Aire barrée par un mouvement tournant

demander des éclaircissements, il trouve à Chall'ois un général dedivision prussien qui lui déclare ne rien savoir!... et ladresse augénéral de Manteulîel à Levier. Le colonel suit lentement la rouleencombrée de troupes allemandes :

« Je remarquai avec regret, dit-il (p. 255 et suiv. du t. VU deY Enquête) la discipline qui régnait dans ses plus petits détails, elen particulier la docilité avec laquelle les troupes, à chaque halte,dégageaient la chaussée pour se placer à droite et à gauche dansla neige, cependant assez profonde partout. Leur chaussure elleur air de santé faisaient comprendre toutefois que cette peine necofilait guère à chacun.

« La tenue de ces troupes à mou passage était dailleurs désa-gréable, et jai beaucoup prendre sur moi pour ne pas compro-mettre mon caractère de parlementaire en relevant les airs degaîté insolente qui signalaient mon approche. Des plaisanteriesfort plates ont même été adressées à mon brigadier porte-drapeau,mais à distance suffisante pour netre pas comprises dun hommequi ignorait la langue allemande.

h Jestime à quinze mille hommes l'effectif que jai trouvé entreUhnllois et Levier : cavalerie, infanterie et artillerie.

« A un kilomètre de Levier, environ, je rencontrai le général deManteull'el, qui maccueillit avec politesse, reçut ma dépêche, maisse refusa à discuter avec moi lobjet de nia mission. Il était enmarche vers Pontarlier, et je dus me ranger dans son état-major,pendant quil conférait avec les officiers prussiens qui lentouraient.

« Au bout dun certain temps, je fus appelé auprès de lui. Ilall'eeta de me parler allemand, en me faisant dailleurs un compli-ment all'ecté aussi sur ma connaissance de cette langue, et me remitune réponse au crayon dont voici la lidèle traduction :

« A la communication qui mest apportée par l'intermédiaire duu lieutenant-colonel de lEspée, sur la route de Levier à Pontarlier,ci je ne puis répondre quune chose, cest que je maintiens les ter-« mes de ma première réponse aux ouvertures qui mont été faites« par le chef détat-major de M. le général de Clinchant; je ne puis

interrompre la marche des opérations.

u Toutefois, je suis prêt à recevoir à tout moment des proposi-