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Les dernières cartouches (janvier 1871) : Villersexel - Héricourt - Pontarlier / Henri Genevois
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lentrée en suisse.dirigé soit sur les Hôpitaux-Neufs, par les cols deJlonnevaux, Vaux etflranges-Sainte-Marie, soit, plus

i. lions qui soient en harmonie avec la situation militaire récipro-« que des deux armées. »

« Le sens de cette dernière phrase était si tristement clair quejinsistai, seulement pour la forme, sur le désir que javais de rap-porter une réponse plus satisfaisante. Après une discussion dequelques minutes, je pris congé ; mais au moment jallais méloi-gner le général de Manteuffel feignit de s'apercevoir pour la pre-mière fois que jétais arrivé jusquà lui sans avoir les yeux bandéset adressa des reproches à l'officier qui mavait accompagné.

u Je fis observer quun parlementaire ne peut faire vingt kilo-mètres à cheval les yeux bandés : <[ue, au cas on ne veut rienlui laisser voir, il faut le retenir aux avant-postes ou le mener envoiture, et je protestai contre celte nouvelle prétention. Toutefois,ce fut sans résultat et sans espoir de ma part, car le but était évi-demment de prendre un prétexte pour retarder mon retour et em-pêcher de me rendre compte des mouvements qui se faisaient versPontarlier par tous les chemins de traverse embranchant sur lagrande route de Levier à cette ville.

« Aussi quelque temps après avoir pris congé du général de.Manteuffel, fus-je prié par lofficier qui me reconduisait de mettrepied à terre et de me laisser bander les yeux. Je dus obéir aprèsune nouvelle protestation, et cest à pied, bras dessus, bras des-sous avec mon désagréable guide, que je (is la roule jusqu'àlloutaud.

Je dus enregistrer, je lavoue, maint éclat de rire allemand,sot et grossier, a l'adresse de ma démarche incertaine et de monbandeau.

; ^ u lloutaud, je pus remonter à cheval, sans bandeau,

et j entendis la fusillade vivement engagée au-dessus de Pontarlier.(Cétait le combat de la Cluse.)

« Je requis immédiatement mon guide de prendre acte de maprotestation concernant les hostilités engagées avant la rentrée duparlementaire. Je le prévins en outre que je signalerais le procédéau moyen duquel on avait retardé ma rentrée dans les lignesfrançaises.

« M. von Drieinann, sans me donner une réponse quil ne pou-vait dailleurs fournir lui-même, me mena à Pontarlier au général