l’entrée en suisse.
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tout son séjour elle s’y fit remarquer par la correc-tion de sa conduite et la dignité de sa tenue.
Dire que la Suisse fut hospitalière, ce n’est pas Accueil adassez dire. Elle entoura son hospitalité de tant d’at- 11111 atentions empressées, de tant de procédés délicats,qu’il n’est pas, encore aujourd’hui, un seul des in-ternés d’alors qui puisse en parler sans émotion. Lesfemmes de toutes les classes prodiguèrent à nos ma-lades — et bien rares étaient ceux de nos soldatsque la fièvre ne minait pas ou que le catarrhe nedéchirait pas — les soins les plus dévoués et les plustouchantes consolations. C’est l’honneur de ce petitpays d’avoir osé se faire le courtisan du malheur,sans se soucier de l’ombrageuse Allemagne. Et c’estl’honneur de l’humanité qu’il soit permis de termi-ner le récit d’une lutte sanglante par l’admirableexemple de la fraternité de deux peuples.
canons. Pour être complet rappelons qu’une convention du 15 fé-vrier généralisa l’armistice et qu’une autre du IC février traita del’évacuation de Beliort. Ces documents sont aux annexes.