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FAUTES DE LA CAMPAGNE DE L’EST.
prises disposant de l’inlluencc impériale et s en étantservie dans un but étroitement Financier sanspréoccupation nationale aucune.
De même que l’investissement de Metz a été faci-lité par l’absence de la ligne Metz-Verdun retardéepar la Compagnie de l’Est, de même le sort de l’ar-mée de Bourbaki eût été tout autre si la construc-tion de la ligne Besançon-Morteau n avait pas étéentravée par la Compagnie de Lyon.
La moralité des lenteurs et des désordres qui ontcompromis le transport de l’armée de l’Est est danscette phrase du général Thoumas : « Je suppliai àplusieurs reprises M. de Freycinet de centralisertout ce qui concernait les transports par chemin defer dans les mains d’un seul directeur, investi depouvoirs absolus, et je me permis même de lui indi-quer M. Jacqmin comme particulièrement capablede remplir cette importante mission. »
Mais M. de Freycinet recula et Gambetta lui-même« malgré le titre de dictateur ne se crut pas
assez fort pour s’en prendre aux puissantes compa-gnies ».
Sans doute, ces fautes cl ces erreurs matériellesproviennent de l’insuffisance technique de Bourbaki :la science de la guerre et la préparation profession-nelle étaient non seulement négligées, mais encoreridiculisées dans le monde militaire officiel du secondempire. L’officier instruit provoquait les plaisante-