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FAUTES 1)E TA CAMPAGNE DE L’EST.
expéditions militaires du second empire ni dans lesexercices insignifiants de la paix.
Quelle que soit l’utilité de cette haute instructionmilitaire, des officiers énergiques et intelligents peu-vent y suppléer à force d’ardeur, de sang-froid, deressort. Nous avons vu des hommes comme Chanzy,et, sous ses ordres, des officiers de marine commeJauréguiberry, Jaurès, manier avec aisance des divi-sions dont le grand défaut était d’être peu maniables.C’est qu’au-dessus de la science, la qualité maîtressedu commandement restera toujours : la volonté.Mais ils étaient rares ceux qui n’étaient pas débordéspar une situation entièrement nouvelle pour eux.Combien n’avaient pas la plus lointaine idée de laréalité des choses !
C’est ainsi qu’on voit un Brcssolles faire des dépo-sitions comme celle-ci : — « P. 417, t. Yl. — Auvillage d’Héricourl la résistance de l’ennemi fut tellequelle, lui permit de recevoir les convois qui de-vaient le ravitailler en forces considérables. J’aientendu dire que quatre-vingt-quinze trains en qua-rante-huit heures avaient porté cent mille hommesde renfort à l’armée qui assiégeait Belfort. Les po-sitions d’IIéricourt n’ayant pu être enlevées, l’arméese mit en retraite. »
C’était plusieurs mois après la guerre qu’il faisait