DEUXIÈME PARTIE.
LES APPAREILS DE PROJECTION.
La lanterne magique. — La lanterne magique réduite,il y a trois siècles, à être dans les mains des sorciers etdes nécromanciens un talisman mystérieux qu’ils ma-niaient habilement avec la prétention d’être en posses-sion d’un pouvoir surnaturel, occupe aujourd’hui unrang élevé parmi les outils intellectuels appelés à amuserutilement l’enfance, à instruire très-efficacement la jeu-nesse, et même à fournir dans les mains du philosophela démonstration sensible des phénomènes les plus bril-lants de la nature et de la science. Grâce à elle, la mono-tonie des soirées d’hiver fait place à une récréation pleined’instruction et de charmes. Elle inspire des idées nou-velles, elle engendre la bonne humeur et ajoute beau-coup, sans fatigue aucune, aux connaissances acquises.Qu’elles sont délicieuses ces réunions dans lesquellesl’enfance, la jeunesse et l’âge mûr prennent, par diffé-rents motifs, un intérêt égal aux scènes, môme comiques,