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Tome second.
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RADE DE CHERBOUBG. 179

En réfléchissant sur l’espace de temps qu’il y avoit entre la hauteet la basse mer, je sentis la nécessité de disposer toutes les ma-nœuvres nautiques de manière que la pleine mer vînt d’abordenlever les caisses de dessus leurs chantiers de construction, etqu’en se retirant elle favorisât leur remorque jusqu’au point de larade, où elles dévoient être immergées au moment de son plus basniveau. Ainsi, je n’avois donc que six heures pour faire exécuterles opérations suivantes :

Attacher, tant en dedans qu’en dehors de la circonférence d’unecaisse, le nombre de grosses tonnes nécessaire pour la flottaison,et les disposer de manière à procurer le plus parfait équilibre dansle système flotant; placer à la hauteur du centre de gravité lescables de ceinture qui dévoient entourer la caisse pendant laremorque; enlever tous les crochets de fer employés à la fixer surson chantier de construction ; faire la remorque de la caisse l’es-pace d’environ 2,000 toises; la placer dans la ligne de la digue,et la fixer au-dessus du point déterminé , de manière qu’elle ne pûts’immerger que dans la direction verticale; couper, avec le plus decélérité possible, toutes les attaches des grosses tonnes pour opérerl’immersion ; enfin, fixer la base du cône au fond de la mer par unepremière charge d’un poids d’environ 3 o o milliers de pierres distri-buées dans tout son pourtour extérieur, à l’effet d’empêcher que lamer montante venant à être poussée par un vent violent, ne lui fîtperdre son alignement, et de combler en même temps les affouil-lemens qui pourroient se faire autour de sa base.

Je prévis qu’il seroit indispensable de donner à la charpente descaisses une élévation de 8 pieds au-dessus des plus hautes mers; cesurhaussement me parut suffisant pour parer aux inconvéniens, etservir de retraite aux Ingénieurs, ainsi qu’à plus de trente ouvriers,qui dévoient, pendant toutes ces manœuvres, se maintenir sur les