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Tome second.
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184 RADE DE CHERBOURG,

solidement boulonnés avec des écrous à tête, rivés sur les filets dela vis. N

La seconde opération, celle du levage des montans intérieursqui avoient servi d’étaies, se faisoit très-facilement au moyen dutourillon qui les attachoit aux premiers. Lorsque ces seconds mon-tans étoient relevés par les chèvres , et alignés sur le rempant del’apothème du cène, ils étoient fixés par deux autres boulons, l’undans leur prolongement, et l’autre dans leur recouvrement. Us acqué-raient par ces trois points plus de solidité qu’ils n’en auroient reçudes assemblages ordinaires en bois. On les lioit ensuite par troiscours de doubles moises, qui embrassoient la circonférence de lacaisse, comme dans le premier levage : cette dernière opérations’exécutoit plus facilement, parce qu’alors on étoit parvenu au-dessus de la pleine mer, qui ne montoit sur le chantier qu’à 1 4 ou1 5 pieds. Le transport des bois se faisoit à flot, et la pose des moisesn’éprouvoit plus d’interruption , soit que la mer fût haute ou retirée;car avec des chaloupes on remédioit aux inconvéniens de la hautemer. Le travail étant alors continu, la caisse se trouva bientôt à3 8 pieds d’élévation, compris 2 pieds d’entailles pour assemblage.

Dans cette expérience je me suis restreint à cette hauteur de38 pieds, afin de dissiper promptement toutes les incertitudes,et particulièrement celles qu’on vouloit faire naître dans l’espritdu Ministre, en l’assurant qu’il ne me seroit jamais possible defaire flotter une cage de bois sans fond ; mais on va voir que lesexpédiens les plus simples m’ont parfaitement réussi.

202. Avant de terminer l’historique de l’expérience du Havre,je crois devoir indiquer, par anticipation, un détail comparatifdes procédés qui ont été suivis à Cherbourg pour élever les autrescaisses coniques jusqu’à 60 et 70 pieds. Au Havre, il me suffisoit,pour me mettre au-dessus du niveau des grandes eaux qui subniet'