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RADE DE CHERBOURG,geoient les chantiers, d’être parvenu au second étage des montansde cette caisse de 38 pieds de hauteur. Alors je n’étois plus assu-jetti aux marées de nuit et de jour pour continuer l’ouvrage quis’exécuta sans interruption , en mettant les ouvriers à la tâche eten faisant des journées de quatorze heures de travail.
On vient de voir les mesures que j’ai prises pour élever les mon-tans du cône d’expérience $ mais à Cherbourg je reconnus qu’il étoitnécessaire de donner plus d’extension et de force à mes moyensd’exécution, afin de porter les caisses au degré d’élévation qu’ellesdévoient avoir. En conséquence je composai des espèces de chèvresde 3 0 pieds de hauteur, établies sur un patin formé par une piècecourbe, et porté sur des roulettes. On les plaçoit sur la saillie desdouble moises extérieures j elles embrassoient huit montans sur l’ex-trémité desquels elles s’appuyoient par le moyen de deux espèces debras joints par une traverse cintrée, et elles pouvoient rouler danstous les pourtours de chaque caisse. Elles servôient, au moyen d’unpalan fixé à leur sommet, à enlever et à dresser, avec une grande fa-cilité, les autres montans, ainsi que les cours de moises et les écha-fauds, comme il est aisé de le voir, Planche XXIV. Lorsque letroisième étage étoit complètement et solidement formé par le moyende ces chèvres dressées sur le second étage, on y plaçoit des éco-perches de 2 o pieds de haut} ensuite, avec un palan, on élevoitles chèvres à 1 2 pieds de hauteur, et on les posoit sur la saillie d’unedouble moise supérieure : alors on commençoit un quatrième étagede montans qui dévoient être liés de même par des cours de moises :oncontinuoit de la même manière jusqu’à la plus grande élévationdes caisses qui a été de 60 à 70 pieds. On auroitpu, en suivantle même procédé, élever cette charpente jusqu’à 100 pieds, sans
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etre interrompu par la mer montante et descendante.
ao 3 . Je reprends l’historique de l’expérience du Havre dont leT. 2. 24