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Tome second.
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RADE DE CHERBOURG.

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Je lui démontrai qu’il étoit physiquement impossible de remplirentièrement un navire de maçonnerie ou de pierres, parce queson déplacement d’eau n’étoit tout au plus équivalent qu’aux deuxtiers du poids de la maçonnerie que pourroit contenir un navirequelconque, et qu’il s’échoueroit toujours avec un tiers de videau moins, d’où il résulteroit un désordre infini tant par les frois-semens qu’il éprouveroit dans sa chute, que par la difficultéd’immerger ces navires horizontalement les uns sur les autres , à uneprofondeur de 36 , 4 ° et 3 o pieds d’eauj d’où il arriveroit qu’entrès-peu de temps les bois de ces bâtimens brisés s’éleveroient au-dessus de l’eau en abandonnant la maçonnerie.

Je fis sommairement et sur-le-champ un aperçu de la dépense,en supposant seulement pour une longueur de 2,000 toises dedigues, l’emploi de 8,000 navires qui, au prix réduit de 4 5 °oo liv.l’un, donnoient déjà 32,000,000 liv., sans la maçonnerie, laremorque, la pierre de remplissage, de recouvrement, et autresaccessoires. On trouva que la dépense totale s’élevoit à peu près à5 0 millions, et la durée du travail à vingt années. Ce long espacede temps auroit été, comme je l’ai dit, nécessité par la rareté desmatelots employés de préférence au commerce, à la suite d’uneguerre maritime. D’ailleurs ce projet auroit fait passer beaucoupd’argent chez l’étranger pour l’achat des 8,000 navires que l’auteurcomptoit tirer de la Hollande.

M. d’Harcourt, à qui j’avois eu la précaution de détailler parti-culièrement les procédés dont je devois faire usage, et qui les avoitparfaitement saisis , voyant qu’on ne proposoit rien de mieux ni deplus simple que les cônes, s’adressa à tous les Membres du Comitépour avoir leur avis. Ils demandèrent unanimement qu’on me laissâtexécuter un ou plusieurs cônes, afin que le Gouvernement pût s’as-surer de leur résultat, quel qu’il fût. On reconnut même que ces