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Tome second.
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RADE DE CHERBOURG. 261

commandés par M. de Montbar, Capitaine de vaisseau 5 dans quatrechaloupes canonnières portant chacune 40 avirons, et quatre autrespetites chaloupes de 1 8 avirons chacune.

Les pontons placés à différentes distances depuis le point dudépart dévoient, par le moyen de leurs cabestans, haller successi-vement la caisse avec un gros câble amarré aux bagues d’une patted’oie en cordage, tenant à la double ceinture qui embrassoit tout lesystème flottant.

Les chaloupes canonnières, placées à-peu-près à une demi-encablure de la caisse, dévoient la prendre au sortir de son patinet la remorquer , chacune avec un grelin frappé sur un des anneauxamarrés à la ceinture. Les autres petites chaloupes, placées de chaquecôté et sur l’avant des canonnières , avoient la même destination.

Une des gabarres ne devoit prendre le cône en remorque qu’àune certaine distance de son déplacement, et ensuite porter soncâble de hallage au premier ponton.

Tous ces bâtimens ainsi disposés attendoient le signal du départ.M. d’Harcourt, quoique malade , se transporta sur le fort du Galletpour suivre des yeux et à l’aide d’une longue vue, nos différentesopérations. La mer ne devoit être étale qu’à neuf heures trois quartsdu matin. Les Ingénieurs Ferregeau, Lazousky et Geligny étoientdéjà sur la caisse avec les élèves et vingt charpentiers ou matelots.

A huit heures moins cinq minutes, la mer étant montée de8 pieds 7 pouces au - dessus du patin de la caisse, on sentit unmouvement léger qui annonça sa flottaison ; elle s’éleva parfaite-ment de niveau sans le plus petit balancement. A huit heures, lamer étant à 9 pieds, un vent du sud un peu frais la tint non-seule-ment contre le flot, mais encore la fit avancer au large à la distance

son diamètre, les cabestans de terre étant fixés et n’ayant pointe ncore reçu d’ordres pour virer ^ ce qui annonça que la remorquese fer °it avec facilité.