RADE DE CHERBOURG. 269
OBSERVATIONS.
240. Différentes personnes, parmi lesquelles je pourrois citerdes Ingénieurs, regardoient comme inutile la partie de la charpentedes caisses excédant la haute mer, puisqu’il ne s’agissoit que degarantir les vaisseaux stationnés dans la rade des effets de la mermontante j et en conséquence elles prétendoient que c’étoit unedépense superflue. J’ai cru devoir combattre cette opinion en prou-vant que cet excédant de 8 pieds de charpente, sa plate-forme etsa maçonnerie étaient nécessités par les raisons suivantes :
1 °. Pour procurer, pendant les manœuvres de la remorque etde l’immersion, une station commode aux Ingénieurs qui dévoientles commander, et une retraite assurée aux ouvriers et marins quidévoient les exécuter à haute ou basse mer. En effet, commentauroit-on pu , sans ce moyen, effectuer avec promtitude l’aligne-ment des cônes, le jeu des couteaux, le détachement de la ceinturede remorque, le repêchage des tonnes et des couteaux ; enfin plusieursautres travaux qui exigent la dispersion des ouvriers sur l’apothêmede la caisse à diverses hauteurs.
2 . Pour recevoir les ouvriers chargés du remplissage des cônes,manœuvre qui devoit être faite avec la plus grande célérité et sansinterruption par 80 hommes dispersés sur la circonférence, à deshauteurs déterminées par l’état variable de la mer, pour y attendreles batimens chargés de pierres. En effet, rien ne pouvoit mieuxremplir ce but que cette plate-forme sur laquelle les ouvriers pré-voient pendant le jour leur repas et leur délassement ,*et d’où ilsetoierif reconduits, le soir, au vaisseau stationnaire où ils dévoientpasser la nuit.
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• Pour augmenter le lest de la caisse et la fixer plus prompte-ment sur I e fond de la mer, même par un gros temps, et par cet
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