Cherbourg, il avoit été indispensable d’y faire des changemens etune sur-élévation, ce qui a retardé son immersion jusqu’au 7 juillet178 4*
La première vive eau de ce mois étoit très-belle 5 mais au lever dusoleil, une brise du nord, venant du large, s’opposoit à la remorquedu matin et présentoit trop de difficultés pour qu’il fût possibled’échouer la caisse à la basse mer, quatre heures après sa flottaison.J’avois observé à M. de Beuvron qui commandoit alors, que la lunese levant à onze heures du soir, la clarté de la nuit pouvoit êtretrès-favorable à cette opération. Il fut du même sentiment et réunitle Comité pour lui faire la proposition d’exécuter cette manoeuvrependant la nuit. M. le Commandant de la Marine s’y opposad’abord, n’y voyant que des difficultés et de l’embarras. Cependantles moyens que je détaillai furent adoptés par M. de Beuvron, etplus particulièrement encore par M. Duquesne, Capitaine de vais-seau. Enfin on en arrêta l’exécution pour la nuit du 6 au 7 juillet.Les précautions que nous prîmes pour prévenir les inconvéniens quenous avions éprouvés à l’immersion de la première caisse, nousréussirent parfaitement. Le succès fut complet ; la remorque s’opérasans tumulte et sans bruit, avec beaucoup d’ordre, et une confiancesans bornes de la part des équipages.
Malgré toute la diligence faite pendant la marche de nuit, onfut surpris par la brise à 7 heures du matin. Le radeau que j’avoispréparé pour faire échouer cette caisse tranquillement à la base dela précédente , étant très-léger, exigea différentes dispositions quidonnèrent à la mer le temps de monter à son plus haut niveau.La vivacité du flot forçant les câbles, pendant la séparation despremières tonnes, je me contentai d’en faire détacher 4° pour faire1 immersion de la caisse seulement de 02 à 34 pieds, dans l’espé-lance qu’à la basse mer elle se placeroit d’elle-même sur le fond de