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Tome second.
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276 RADE DE CHERBOURG,

la rade, ce qui obligeoit d’attendre quelques heures. J’étois incom-modé depuis quelques jours, et je fus forcé de prier M. de Chezy^Inspecteur général des Ponts et Chaussées , qui m’avoit accompagné,de vouloir bien me remplacer dans le reste de l’opération.

243. La beauté du jour , le calme de la pleine mer et la sûretédes dispositions préparatoires déterminèrent M. de Chezy et les Ingé-nieurs qui étoient restés sur la caisse, à proposer à M. le Comman-dant de terminer l’immersion en détachant les 2.4 tonnes quirestoient. Il n’hésita pas, et la caisse plongea de 5o pieds au-dessousdu niveau de la mer, ayant sa base environ à 6 pieds de celle dupremier cône, par la disposition donnée à cet effet au radeau (1)( Ployez Pl. XXYII, Jig. 1 , 2 , 3 et 4 )•

Ce second succès fut également annoncé à une heure après midipar une salve d’artillerie de la frégate commandée par M. Duquesne.MM. d’Harcourt et de Beuvron en firent leur rapport au Ministre,en l’assurant que toutes les dispositions pour l’immersion des caissesà basse mer, ou pendant la pleine mer, à 5 o et 60 pieds de pro-fondeur , étoient parfaitement expérimentées 5 que les bases des deuxcaisses se trouvoient espacées de 6 pieds au moyen d’un radeauconstruit à cet effet 5 et que la remorque étoit de la plus grandefacilité, soit qu’on opérât de jour ou de nuit, par un temps conve-nable (2).

Les soldats du régiment en garnison , furent chargés, d’aprèsleur demande, du remplissage de cette caisse qu’ils firent en 4 1 2 j ours

(1) C’est le moyen que je m’étois proposé d’employer pour le placement des cônesbase à base 5 et d’après cette épreuve, il n’y a pas de doute qu’il n’eût parfaitement réussi'

( 2 ) C’est à la suite de cette expérience que, le i3 du même mois, M. Amelot in a-dressa, de la part du Roi, le cordon de l’Ordre de St. - Michel, avec la promesse < 1 ®lettres de noblesse.