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Tome second.
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RADE DE CHERBOURG. 277

seulement 5 ruais le mal de mer les tourmenta tellement, qu’on étoitobligé de les relever tous les six jours (1).

Effet de la tempête du 18 au o. 3 août 1 7 8 4 •

244. La tempête du 1 8 août qui dura cinq jours consécutifs,interrompit tout travail de mer. La première caisse, remplie de3,730 toises cubes de pierres formant un poids de plus de 110millions , résista parfaitement à la fureur des flots. La seconden’ayant qu’environ 1 ,3 o o toises cubes de remplissage, dont le niveauétoit à peu près à celui des basses mers , fut attaquée dans la char-pente de son sommet. Elle fut ouverte dès le quatrième jour, etdécouronnée successivement, sans qu’il fût possible d’y remédier.

Cet événement malheureux fut exagéré à la Cour et dans la Capi-tale. Les personnes toujours contraires aux nouvelles entreprises em-ployèrent les insinuations les plus défavorables au projet, et presquetous mes coopérateurs furent intimidés. Si je conservai moi-mêmeun reste de courage, je ne le dus qu’à la lettre honnête que m’é-crivit en cette occasion M. de la Millière. Je crois pouvoir endonner ici copie, avec d’autant plus de raison qu’elle tient à madescription historique, par les fonds qu’elle m’annonce pour lacontinuation des travaux.

« L’événement fâcheux que vous m’annoncez , Monsieur , ne« doit pas vous faire plus d’impression qu’il n’en a produit ici sur* -M* le Maréchal de Castries et sur M. le Duc d’Harcourt que je

(1) Ces militaires, au nombre de 80 , n’étant point habitués à la mer, souffroient beau-coup dans ce travail, et leurs forces ne répondant point à leur zèle et à leur courage ,ils ne purent verser dans la caisse que i, 3 oo toises cubes de pierres en 40 jours, c’est-à-dire a-peu-près moitié de ce qu’avoient jeté les soldats de la Marine. Sans cette circons-tance , cette seconde caisse auroit résisté à l’ouragan du 18 août 1784*