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RADE
DE CHERBOURG.
Extrait d/une lettre de M. d’Harcourt à M. de Cessart.
Meudon, le 14 Juillet 1787.
259. « Je désire apprendre bientôt comment réussira la pozzo-« lane que vous vous proposez d’employer pour l’intérieur du» dernier cône tronqué.
» Lorsque vous aurez placé les cinq cônes, je vous prierois de» m’envoyer un plan de toute la première branche avec les distances» exactes, comme j’en ai un sur ce qui a été fait avant cette cam-)i pagne-ci.
» Je souhaite fort que vous n’augmentiez pas davantage les inter-» valles d’un cône à l’autre, par la persuasion où je suis que leur» effet devient, par leur trop grand isolement, absolument nul pour» la protection de la rade.
» Je vous assure que le Roi suit vos opérations comme s’il en» étoit témoin.
Signé , d’Harcourt.
ment étoit à son avis bien préjudiciable à leur solidité. M. d’Harcourt me dit que M. deBeuvron alloit s’occuper de la construction d’un fort à établir au milieu de la lon-gueur de la digue pour empêcher l’ennemi de la franchir. Peu de temps après nousexaminâmes à Cherbourg , M. de Beuvron et moi, la position la plus convenablepour un fort. Je lui en remis un projet qu’il adressa à M. d’Harcourt son frère,et j’en envoyai le plan à M. de la Millière le j 6 juillet 1788. Il est donc bien certainqu’on ne regardoit pas la digue, telle qu’elle étoit alors , comme un obstacle suffisantpour empêcher l’ennemi d’entrer dans la rade.
En Février 1789, le comité ayant reconnu l’insuffisance de la digue pour la défensede la rade; M. de Beuvron assura que MM. Meunier et d’Obenheim, Ingénieursmilitaires, s’occupoient du projet d’un fort à construire au milieu de la longueurde la digue.