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Première partie.
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42 EXPLICATION DES PLANCHES

tenoient des ossements calcinés et une liqueur composée d’un mélange d’eau, de vin, et d’huiledans deux de ces urnes la liqueur est roussâtre, et dans l’autre, jaune, onctueuse, et transpa-rente \ Probablement ces liquides furent produits par le mélange des libations que l’on répanditsur les cendres de Munatius et de Tyche 3 .

L’enceinte de ce tombeau renferme encore une autre sépulture à peine indiquée par une

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petite borne, et qui ne semble appartenir qu’à une des moindres personnes de la famille; elleporte cette inscription :

C. MVNATVSATIMETVS. VIXAJNNIS LVII,

La fig. IV et V présente, de face et de profil, le coussinet qui couronne les extrémités du tom-beau. La fig. VI montre de quelle manière les vases de verre étoient renfermés dans leur enve-loppe de plomb; la fig. VII offre la base du cippe, la fig. VIII sa corniche supérieure.

La sépulture de Nistacidius et de sa famille (pl. XXIII, fig. L), marquée F sur le plan (pl. XV),vient immédiatement après le tombeau de Munatius; ce n’est qu’une enceinte à hauteur d’appui,sans ornements, dans laquelle on a placé trois de ces petits cippes appelés columellce, semblablesà ceux que l’on voit dans la vignette page 3i de ce volume. Devant eux sont de petites dalles demarbre et un vase enterré destinés à recevoir des offrandes 4 . Ce petit sepulcretum n’auroit riende remarquable sans l’inscription gravée sur le devant de son enceinte (pl. XXIII, fig. V). Cetteinscription porte que le terrain consacré à la sépulture de la famille de Nistacidia a i5 pieds de facein fronle, sur i5 pieds de profondeur in agro. En prenant ces dimensions en pieds françois, etles divisant ensuite par i5, on devroit avoir pour résultat la valeur du pied antique, expriméeen mesures françoises. Mais le côté iri f 'ronte se trouve plus court que les deux autres in agro tqui eux-mêmes sont inégaux entre eux : pour remédier à cette différence dans les dimensions,qui, aux termes de l’inscription, devroient êtres égales, j’ai opéré séparément sur chacune de cestrois mesures, et j’ai pris ensuite un terme moyen entre leurs résultats.

N* I.

Mesure in froute .. . . i 3 p 3 ° G 1

Réduite en lignes.1914

Divisée par 1 5 , donne en lignes 127 9 / lSÉquivalent à. . ..io°7 1 9 / lS

N° IL

Mesure in agro .

. ..i3 p io°

Réduite en lignes.

.I9 56

Divisée par i5, donne

en lignes i3o 6 / iS

Équivalent à.

N° III.

Mesure in agro .

Réduite en lignes.

... r 99 2 3 4

Divisée par i 5 , donne

en lignes i 32 j: / 15

Équivalent à..

Le terme moyen entre ces trois résultats est io° io 1 ^, et cette mesure, qui se rapproche, à~ de ligne près, du résultat n° II, me paraît être en effet la grandeur juste du pied cherché. Pourm’en assurer davantage, je l’ai soumise à une preuve qui m’a confirmé dans cette idée, en mefaisant trouver la raison de la différence existant entre les dimensions n° I et n° III.

(1) Tel est le résultat de l’analyse faite, d’après l’invitation du gouvernement, par le chevalier Sementini, professeur de chimie à Naples .

(2) Cette différence de couleur entre les liquides contenus dans ces vases provient, selon le chevalier Sementini, de ce que les élémentsdont ils sont composés, e’est-à-dire, le vin, l’eau et l’huile, ne se trouvent point dans le même rapport en chacun d’eux.

( 3 ) On avoit coutume d’éteindre les cendres du bûcher en y répandant des libations de vin. Numa défendit, dès l’origine, cette profusion( P lin. lib. XIV , cap. 12); mais cette défense ne fut pas long-temps observée.

( 4 ) On déposoit sur ces plaques de marbre des couronnes, des bandelettes, des fruits, des gateaux et des fleurs. Le petit pot servoit à unautre usage; on le remplissoit probablement d’eau, puis on y plaçoit des bouquets et des branches de verdure qui, de cette manière, conser-voient quelque temps leur fraîcheur. L’usage d’orner les statues des morts et les tombeaux avec des fleurs se trouve confirmé par plusieursinscriptions. Voyez entre autres : ( Ferret. Musœ lapid. ant. lib. III, p-. ifyi.)