RENAISSANCE
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iree des foyers de lumière à Vienne, à Prague, dans toutes les
tra- villes qu’il visita. Un de ses amis, qui fut ensuite un de ses
ica- adversaires les plus redoutables, le Franconien Grégoire de
ide. Heimbourg, fonda à Nuremberg une école de littérature et
dé- lutta jusqu’à sa mort (1472) pour affranchir l’Allemagne de
na- Rome et de la tyrannie des princes. On comprit bientôt
de que le seul moyen de sortir de la barbarie était de ré-
s’é- pandre l’instruction ; partout où les études prirent racine,
lai- la vie intellectuelle se transforma complètement,pie, Les principaux instigateurs du mouvement furent Ro-
mte dolphe Agricola, qui, appelé en 1482 à Heidelberg, donna
on . une impulsion nouvelle à l’université de cette ville; Jean
ord Reuchlin de Pfortzheim (1455-1521), qui, à Wirtemberg,
pé- enseigna avec succès le grec et le latin et même les premiers
les éléments de l’hébreu ; Conrad Celtès (né en 1459), poète
le couronné de lauriers par Frédéric III, qui répandit le goût
tra- de la littérature ancienne, fonda à Heidelberg la première
fait société littéraire et'encouragea les éditions classiques.
Qa . Sous leur inspiration, des écoles surgirent dans toutes
se les contrées de l’Allemagne. A Nuremberg, ce fut un riche
me patricien Vilibald Pirkheimer, qui prépara les voies à la
an- réforme, à Wurtzbourg, le savant abbé Jean Trithème.
itre Une foule d’humanistes distingués se formèrent à ces écoles,
les et, parmi eux, Erasme de Rotterdam (1465-1436), le savant
sè- émule de Reuchlin,—on les a appelés « les deux yeux de l’Al-
eur lemagne. » Erasme, qui mieux qu’aucun de ses compatriotes
s identifia avec la langue et les idées de l’antiquité classi-san 1 ue i sans songer, il est vrai, à les tourner contre le christia-
ré- nisme, comme les humanistes italiens. Il se plaisait dans
en une épicurienne indifférence, content d’avoir effleuré les
do- abus avec l'arme du ridicule sans vouloir y porter une main
été réformatrice. C’est dans ce sens qu’il écrivit en 1501 son
tux Enchireidion milüis christiani. Mais lui qui aimait tant la cri-
nis t,c l ue et la polémique en philosophie et en littérature
ma «effraya de voir que l’on ébranlait les fondements de l’édi-