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LA SOCIÉTÉ ET LES MŒURS ALLEMANDES
« Autrefois on jouissait d’une liberté bien plus grande pour —flétrir les vices des princes et des seigneurs. Aujourd’hui si tic
on ne les flatte pas, on est traité de rebelle. » etf
Quelle pitié ! Voilà donc où avait abouti ce mouvement ten
dont les esprits généreux attendaient la renaissance de l’Al- l'in
lemagne ! déc
Cependant le luthérianisme se répandait et s’établissait ent
peu à peu, profitant des embarras qui empêchaient l’em- op|
pereur de le réprimer. Les démêlés que depuis 1526 Charles- cilc
Quint avait avec le pape, le rendirent même coulant sur la ni
question religieuse. A la diète de Spire (1526), il consentit sac
en attendant un concile général, à laisser les choses dans lip]
le statu quo. Mais en 1529, effrayé des progrès que faisaient de
les nouveaux religionnaires, il les mit hors la loi. Cinq qui
princes et quatorze villes protestèrent contre cette décision, P a l
qui leur valut le nom de protestants. les
En 1530, après avoir imposé la paix en vainqueur au dèi
pape et au roi de France, Charles-Quint vint en Allemagne att:
avec l’intention de faire cesser la division de l’Église et d’é- d'e
craser les protestants. Leur Credo, rédigé par Mélanchton et et
approuvé par Luther à Augsbourg, ne l’aurait point arrêté, cri
mais il recula devant la ligue signée par les États protes- en
tants à Smalcalde en 1531, et qui s’était rapidement étendue ma
du nord au sud. Après un infructeux essai de conciliation I
à Ratisbonne en 1541, et la convocation à Trente d’un con- coi
cile œcuménique auquel les dissidents refusèrent d’adhérer, mi
il fallut avoir recours au sort des armes. ai ’t
Forcé de fuir d’Inspruck devant la ligue surexcitée et ori
commandée par l’électeur de Saxe, l’empereur signa la pn
paix de Passau (1552), favorable aux protestants, et surtout tai
aux princes. Les malheurs du siècle suivant nous inon- m;
treront quels devaient être les fruits amers de cette tran- Hb
saction- sei
gil
Pendant toutes ces dissensions, le catholicisme avai 1 en
an