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La société et les moeurs allemandes / traduit de l'allemand du Dr. Johannes Scherr avec l'autorisation de l'auteur par Victor Tissot
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LA SOCIÉTÉ ET LES MŒURS ALLEMANDES

« Autrefois on jouissait d’une liberté bien plus grande pour —flétrir les vices des princes et des seigneurs. Aujourd’hui si tic

on ne les flatte pas, on est traité de rebelle. » etf

Quelle pitié ! Voilà donc où avait abouti ce mouvement ten

dont les esprits généreux attendaient la renaissance de l’Al- l'in

lemagne ! déc

Cependant le luthérianisme se répandait et s’établissait ent

peu à peu, profitant des embarras qui empêchaient l’em- op|

pereur de le réprimer. Les démêlés que depuis 1526 Charles- cilc

Quint avait avec le pape, le rendirent même coulant sur la ni

question religieuse. A la diète de Spire (1526), il consentit sac

en attendant un concile général, à laisser les choses dans lip]

le statu quo. Mais en 1529, effrayé des progrès que faisaient de

les nouveaux religionnaires, il les mit hors la loi. Cinq qui

princes et quatorze villes protestèrent contre cette décision, P a l

qui leur valut le nom de protestants. les

En 1530, après avoir imposé la paix en vainqueur au dèi

pape et au roi de France, Charles-Quint vint en Allemagne att:

avec l’intention de faire cesser la division de l’Église et d’é- d'e

craser les protestants. Leur Credo, rédigé par Mélanchton et et

approuvé par Luther à Augsbourg, ne l’aurait point arrêté, cri

mais il recula devant la ligue signée par les États protes- en

tants à Smalcalde en 1531, et qui s’était rapidement étendue ma

du nord au sud. Après un infructeux essai de conciliation I

à Ratisbonne en 1541, et la convocation à Trente d’un con- coi

cile œcuménique auquel les dissidents refusèrent d’adhérer, mi

il fallut avoir recours au sort des armes. ai ’t

Forcé de fuir d’Inspruck devant la ligue surexcitée et ori

commandée par l’électeur de Saxe, l’empereur signa la pn

paix de Passau (1552), favorable aux protestants, et surtout tai

aux princes. Les malheurs du siècle suivant nous inon- m;

treront quels devaient être les fruits amers de cette tran- Hb

saction- sei

gil

Pendant toutes ces dissensions, le catholicisme avai 1 en

an