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La société et les moeurs allemandes / traduit de l'allemand du Dr. Johannes Scherr avec l'autorisation de l'auteur par Victor Tissot
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ART MILITAIRE

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ordres d’un maître sellier, les pontonniers nous ceux d’unchef spécial ; un chef pionnier surveillait les fortifications.On distinguait les pièce'S de siège des pièces de campagne;parmi les premières figuraient le rossignol, la basilique, lachanteuse et le grand serpent ; parmi les secondes, le petitet le moyen serpent, le fauconneau, etc. La charge variaitavec le calibre, depuis le boulet de 100 livres jusqu’à lademi-livre de plomb. Des obus en pierre de 25 à 200 livresétaient lancés par les obusiers. La pièce qui lançait desprojectiles de 40 livres était servie par un maître d’artille-rie et 16 artificiers; le fauconneau, dont la charge était de3 livres, par un maître et deux aides.

La fonte et la préparation des munitions de guerre sefaisaient à peu près comme de nos jours. Les lois mathé-matiques enseignées par Tartaglia vers 1531 augmentèrentla portée et la précision, tandis qu’un mécanicien de Nu-remberg, Hartmann, inventait un nouveau calibre en 1540.Un peu auparavant (1524) s’était introduit l’usage des gre-nades. Tous ces progrès de l’artillerie amenèrent forcémentun progrès semblable dans les tranchées et fortifications ;les anciennes n’auraient pu résister à la force de ces nou-veaux engins. Les vieilles rondelles se transformèrent enbastions triangulaires et pointus. Comme on n’évoluait plussur le terrain en une seule masse, mais par corps détachés,1 adresse guerrière de chaque soldat devint un point im-portant et son éducation prit beaucoup de temps et desoins. La stratégie, qui était née avec Frondsbcrg, Schert-lin et Maurice de Saxe, gagna beaucoup pendant la guerrede Trente Ans.

Une armée (de l’espagnol Armada) était commandée parle souverain ou par le général qu’il avait désigné; l’état-juajor comprenait le trésorier, l’intendant, le prévôt, leéraut d’armes, le quartier-mailre, le chirurgien eu chef,