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La société et les moeurs allemandes / traduit de l'allemand du Dr. Johannes Scherr avec l'autorisation de l'auteur par Victor Tissot
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LA SOCIETE ET LES MOSUKS ALLEMANDES

plusieurs secrétaires et le chef des incendies. Ce dernieravait la charge d’estimer les dégâts occasionnés par le feu.Pour mettre sous les yeux de nos lecteurs le tableau vivantd’une bataille, nous ne saurions mieux faire que de laisserla parole à un maître de ce temps, Georges Frondsberg, quidonne en ces termes le bulletin de la bataille de Pavie :

« Le 3 mai nous avons campé avec l’armée à Tampian, près ,de Pavie, à une heure de distance du camp français placé .entre nous et la ville, fortement retranché et à l’abri d’unesurprise. Nous ne devions attaquer qu’après nous être con-certés avec la garnison de Pavie et nous lui avons fait dire !de nous envoyer quelqu’un pour en délibérer. On nous ex-pédia Wolderstein avec lequel il fut convenu qu’ils quitte-raient le château et d’y laisseraient que deux cents hommes, jAfin de ne pas les exposer témérairement, nous devionsles prévenir la nuit par deux coups de fusil et ils répon- Idraient au signal par un feu allumé. Deux cents valets etcent espagnols en chemise blanche devaient surprendre lescuirassiers campés dans le jardin des plantes, mais le joura paru trop tôt et a empêché l’exécution de ce dessein. Lescuirassiers français ont eu l’éveil et se sont rassemblés.Nous avons lancé sur eux les chevau-légers, l’infanterie etl’artillerie. Mertin Sittich d’Ems avec ses hommes et moiavec mes douze drapeaux, nous avons commencé le feu.Arrivés dans le jardin nous avons donné le signal à ceuxde Pavie de venir à notre rencontre jusqu’à une propriétédite de Mirabel. Le marquis de Pescaire a répondu parl’ordre donné à Mertin d'avancer immédiatement avec legros de sa troupe, tandis que j’attendrais que l’atillerie futattelée et prête à partir. Il y a eu de la peine pour franchir ■les fossés ; les Français nous ont tué quelques paysans, quelques bœufs et chevaux près des canons et nous avons aban-donné l’artillerie pour rejoindre à la hâte Mertin. Les Fran-çais nous ont poursuivis sans nous faire grand mal. Nousavons alors décidé d’envoyer quinze cents arquebusiers es-