ART MILITAIRE
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pagnols à ceux de Pavie qui ne nous avaient pas encore re-joints. Puis Mertin et moi nous nous sommes portés à latête de nos troupes contre les français que nous avons battus.Leurs canons sont entre nos mains. Les arquebusiers espa-gnols, tombant sur les cuirassiers, les ont séparés desSuisses et ont tué le cheval du roi. A cette vue, les Suissesont pris la fuite. Le comte Nicolas de Salus s’est mis avecson corps à la poursuite des fuyards et a tué le cheval duroi qui, après s’être bien défendu, a été fait prisonnier. Pen-dant ce temps, ceux de Pavie ramassaient les Génois, lesSuisses et les lansquenets. L’ennemi a perdu environ dixmille hommes, en comptant ceux qui se sont noyés ; notreperte ne s’élève pas à plus de quatre mille hommes. Leslansquenets français se sont bien battus; nous avons prisbeaucoup de hauts personnages, le roi de France, le roi deNavarre, le frère du roi d’Écosse. Ce qui ne s’est pas rendua été massacré. Dans le butin se trouvent en outre trentedeux pièces d’artillerie et quatre mille Suisses prison-niers. »
Pendant la guerre de Trente Ans, les rencontres eurentlieu suivant les mêmes principes de stratégie, avec quelquesaméliorations introduites par Tilly, Wallenstein, Gustave-Adolphe et les lieutenants de ce dernier. Mais l’armée im-périale ne changea presque rien à sa tactique. La cavaleriey était composée, outre les carabiniers et les cuirassiers, deCroates et de dragons qui ne se servaient du cheval quepour franchir plus vite les distances. L’infanterie continuait8 se diviser en piquiers et en mousquetaires. L’artilleriea avait pas renoncé à ses lourdes pièces ; celles qui for-maient les batteries de Tilly étaient des pièces de vingt-quatre pour chacune desquelles il fallait vingt chevaux.Elles étaient montées sur des affûts énormes et si lourdsquonne pouvait les déplacer pendant le combat; l’usage