SCIENCES
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Siegel (1699-1755) fut le premier qui s’occupa du change.
Il faut à la science historique une critique sévère et im-partiale qui examine les faits et le talent du style qui enfasse valoir les résultats, qualités qui ne pouvaient se ren-coutrer chez nous qu’à la tin du siècle dernier ou pendantla durée de celui-ci. Ce n’est pas qu’au [temps de la ré-forme il n’y ait eu des historiens qui joignaient l’élégancede la forme à la solidité du jugement, mais ils ont écrit enlatin. 11 y avait aussi des chroniqueurs qui continuaient cegenre cher au moyen âge, tels que Thurmayer Aventinus enBavière,Thomas Kantzow en Poméranie, Jean Petersen dansle Holstein et Lucas David en Prusse. Ajoutons à ces nomscelui de l’Hérodote suisse, Egide Tschudi de Glaris (1505-1572). Georges Rüxnes, dans son livre des tournois, nous 4transmis quelques usages chevaleresques ; Adam Reissner,dans son Histoire des seigneurs de Frondsberg, donne decurieux détails snr l’art militaire. Il faut rapporter à cettemême époque trois mémoires importants, la biographie deQœtz de Berlichingen, celle de Hanns de Schweiniclien etles mémoires de Bartholomée Zastrow.
Les sciences qui se rattachent à l’histoire, la chronologie,la numismatique, la généalogie commençaient aussi à êtrecultivées, mais en latin. Les premiers ouvrages allemandssur ces matières sont : le Miroir d’honneur autrichien de Si-gismond de Birken et un livre très-utile sur la guerre deTrente Ans, les Annales Ferdinandes de Khevenhiller, à côtéduquel il faut placer le Theatrum Europeunt (1635-1738) avecses excellentes gravures sur acier.
Dans les sciences naturelles, les progrès furent encore pluslents. On avait à se débarrasser de l’héritage incommodedu moyen âge, où entraient l’astrologie, l’alchimie et lamagie. La première s’occupait d’horoscopes et de prédic-tion du temps; la seconde, moins innocente, soutirait dessommes énormes à la sottise et à la convoitise humainesavec sa pierre philosophale et sa poudre de transmutation.