SCIENCES
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Newton, les Icinq grands astronomes de génie qui ont dé-couvert l’immensité du monde. Après trente ans de travauxet d’observations, Copernic écrivit son livre célèbre Libri seideorbium cœlestium revolutionibus (1543), où il prouvait quele soleil et non la terre est le point central de notre univers.Kleper mit dix-sept ans à formuler les trois grandes loisqui régissent les astres. Grèce à ces découvertes, on compritl’harmonie et la simplicité du système du monde. De mômeque la Réforme d’accord avec la libre activité de l’bomme,avait mis fin à la tyrannie scolastique, de môme les scien-ces mathématiques naturelles devaient triompher de lathéologie protestante et ouvrir un champ libre à la vraiephilosophie.
Aux premières universités dont nous avons cité l’époquede la fondation, il faut joindre celle de Heidelberg 1386,Cologne 1388, Erfurt 1392, Wurtzbourg 1403, Leipsig 1409,Fribourg en Brisgau 1457, Bâle 1459, Mayence 1477, Franc-fort-sur-l’Oder 1505, Kœnigsberg 1544, Iéna 1548, Paderborn1614. Inspruck 1672 et Halle 1694. Les humanités avaient sibien triomphé de la scolastique, au temps de la Réforme,que les universités catholiques elles-mêmes, dirigées parles jésuites, s’y étaient converties. Une lettre d’un étudiantd’Ingolstadt indiquerait même chez ces derniers une tolé-rance religieuse plus large que chez les protestants. Ceux-ci n’avaient en réalité remplacé les arguties de la scolasti-que que par d’absurdes discussions théologiques qui en-tretenaient la haine entre les sectes opposées et avaient lieudans un langage dont la brutalité nous semblerait comiquesi elle n’avait pas nui si complètement au progrès de laraison. Ces discordes troublaient 1 intérieur même des fa-milles-, le fanatisme étouffait les bons sentiments du cœuret empoisonnait les plus agréables relations de la vie.Voulez-vous savoir comment Anna de Saxe consolait sa