SCIENCES
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l’électeur de Brandebourg, recevait 1,352 thalers, sans pré-1 judicc de ce que lui rapportaient ses talents d’astrologue.Aussi était-il superbement vêtu, ayant quatre pages à sonservice, quatre chevaux à sa voiture et tenant grande mai-son à Berlin.
Le nombre des professeurs était fort restreint (22 à Wit-temberg, 16 à Iéna) et l’enseignement nécessairement li-mité. Dans la plupart des universités on n’enseignait, enthéologie, que le dogme et l’exégèse, sans s'occuper de lapratique ni de l’histoire de l’Église, Les matières dudroit étaient le code, les institutes, les pandectes et les dé-crets canoniques; la médecine commentait les écrits d'Hip-pocrate, d’Avicenne et de Galien, on y ajoutant quelquesnotions d’anatomie, de diagnostic et do pharmacie ; la phi-,losophie embrassait les auteurs grecs et latins, la dialecti-que, la rhétorique, la morale, les mathématiques et la phy-sique, L’histoire, reléguée au second plan n’était enseignéeque dans quelques chaires et fort incomplètement. Danschaque faculté, le professeur était tenu de traiter le sujetqui lui ôtait prescrit, aux heures et dans le temps désigné.Ceux des académies étaient les humbles serviteurs du prince.Ûn essaya de combler les lacunes de l’enseignement officielpar des exercices de déclamation et des controverses quihuaient lieu de presse scientifique.
On fréquentait les universités suivant le degré de célé-brité des professeurs qui y étaient fattachés. En 1546 cellede Heidelberg était si vide qu’il fût question de la suppri-mer; en 1564 Iéna n’avait que cinq cents étudiants. Wit-j tenberg en comptait mille en 1549 et deux mille cinq centsI ® 1581. De 1502 h 1577, il y eut soixante-quinze mille cinqi c ®t vingt-huit inscriptions. Il est vrai que ceux qui enI avaient le moyen prolongeaient beaucoup plus qu’aujour-I *^ui leur vie d’étudiant. Il n’était pas rare de passer huit,dix et même douze ans à l'université. Un vrai phénomèned» genre fut Jean Oel qui mourut à l’âge de eent ans étu-