MAGIE ET PROCÈS DES SORCIERS
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Un héritage direct de la mythologie Scandinave, ce sontles lutins qui descendent en droite ligne des nains, Sylpheset Ases dont ils ont la taille lilliputienne. Ordinairementcoiffés d’un chapeau pointu, ils habitent autour de l’âtre,dans la grange ou l’écurie. Si on les soigne,ils se dévouentau bonheur de la maison et la comblent de bienfaits ; maisdès qu’on les néglige, ils jouent de mauvais tours et finis-sent par s’enfuir en emportant avec eux la paix et la pros-périté du foyer. C’est du vieux germanisme aussi que nousviennent les esprits des eaux, ondins et ondines, dontles amours avec les enfants de la terre défrayent la poésieScandinave, les esprits des bois et les géants qui jouentun' grand rôle dans l’imagination et les contes popu-laires. Les géants sont tantôt bons, tantôt mauvais ; les unsenlèvent des jeunes filles et succombent sous les coups duchevalier qui délivre la beauté ; les autres ne veulent aucunmal aux hommes. La fille de l’un de ces derniers ayant ra-massé dans son tablier un laboureur avec son cheval et sacharrue, son père la renvoie remettre le tout en place, disantque ce ne sont pas là des hochets d’enfant.
Les métamorphoses d’Odin et de Loki ont sans douteservi de modèle aux sorciers qui changeaient les hommesen animaux ou en plantes. Combien voyons-nous de jeunesfilles, dans les contes de fée, changées en crapauds ou endragons par l’enchanteur dont elles ont repoussé les hom-mages et rendues à leur première forme par le chaste bai-ser d’un bel adolescent? D’ailleurs la superstition empruntedes idées à toutes les mythologies ; celle du vampireest slave ; celle d’un être qui devient invisible est d’ori-gine germaine. Parmi les héros de la légende se trouventmême des personnages historiques, Charlemagne, Otto leGrand et Frédéric Barberousse. Ce dernier, endormi d’unsommeil léthargique, doit s’éveiller un jour pour recons-tituer l’empire''alleinand dans toute sa splendeur, ce quinrouve combien l’Allemagne est restée fidèle aux souvenirs