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LA SOCIÉTÉ ET LES MtEUKS ALLEMANDES
nationaux. Sur cette légende on a greffé une imitation desSaga : sur le champ de bataille de Walscr, les bons rem-porteront sur les méchants une victoire décisive et inaugu-reront une ère d’ev. N’est-ce pas une réminiscence du Cré-puscule de Dieu ?
Parmi les remèdes magiques les plus estimés nous cite-rons la mandragore qui naquit, suivant la croyance popu-laire, des larmes d’angoisse tombées sous le gibet. Pendantqu’on fait arracher cette racine par un chien, il faut avoirsoin de se boucher les oreilles parce que la plante, au mo-ment de son extraction, pousse un cri mortel à entendre,Il est vrai que son heureux possesseur est ensuite à l’abrides maladies et de la misère. Un autre spécifique est le spi-ritus familiaris dont les frères Grimm ont dit : « On leconserve habituellement dans une fiole bien bouchée ; ilressemble à une araignée ou un scorpion et s’agite conti-nuellement. Celui qui l’achète le possédera toujours, car,quelque part que se trouve la fiole, l’esprit familier rejointson maître. Il lui procure le bonheur, lui découvre des tré-sors cachés, le fait aimer de ses amis, craindre de ses enne'nemis, le rend invulnérable et invincible dans les combatset le préserve de l’éternuement et de la prison. Mais si vousle gardez jusqu’à votre mort, il vous entraîne avec lui enenfer. » Aussi cherche-t-on à s’en débarrasser ; ce qui estdifficile. La fiole où il est enfermé se trouve d’ordinaire auxlieux où un crime a été commis, aux oroix des chemins,près du gibet. Son petit cri perpétuel décèle eelui qui leporte et le rend suspect. Le jour ce petit être est noir et lanuit il brille comme le phosphore. Si son maître entr edans une église ou s’il a une pensée pieuse, un des pieds dudémon traverse le verre et pique l’imprudent d’une façondouloureuse.
Dans ce bon vieux temps, on prenait aussi beaucoup de