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La société et les moeurs allemandes / traduit de l'allemand du Dr. Johannes Scherr avec l'autorisation de l'auteur par Victor Tissot
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l’art et la littérature

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ail- contre l’institution tout entière. Aussi les pasteurs protes-

)lus tants, comme les prêtres catholiques, refusaient-üs aux ac-

cris teurs l'approche des sacrements et les honneurs de la sé-

i le pulture. Victimes de l’intolérance, les comédiens s’unirent

. s’y plus étroitement entre eux et formèrent une société séparée

aon que dirigeait l’expérience des anciens,

idedu

a â Nous ne devions pas sortir de sitôt de l’imitation de la

s à poétique et du théâtre français. Gottsched régna longtemps

s’y sur nos écrivains et ne leur permit pas de s’affranchir des

des règles sévères, correctes et sensées que Boileau avait pro-

ceh mulguées. C’est ainsi que Wilhelm Rabener (1714-1770) ne

bl- dirigea que de timides satires contre les ridicules et les

sez vices de son temps; que Guillaume Zaehariæ (1726-1777)

al- écrivit des épopées comiques dans le genre du Lutrin et de

jue la Jobsiade; que Gellert enfin (1715-1769) se contenta

Ho- d’exercer une douce et modeste influence réformatrice sur

■tte la vie morale allemande. Ses excellentes fables marquent

l’aurore de la nouvelle poésie nationale ; elles plurent éga-au lement à toutes les classes de la société,

jui C’est d’un pays voisin, uni au nôtre par des liens sociaux

ais et littéraires, c’est de la Suisse que devait sortir la première

tes protestation contre l’école de Gottsched. Jacques Bodmer

rs. (1698-1783) et Jean Breitinger (1701-1776) soutinrent contre

ue lui que la poésie devait avoir pour règle non le terre à

terre et le bon sens, mais la flamme du cœur humain ettit l’heureuse hardiesse de l’imagination. La lutte était ouverte

te, en tre la froide raison et le libre génie ; les poètes comprirent

a- qu’il fallait revenir à l’étude de la nature et consulter leur

ns propre cœur s’ils voulaient avoir action sur celui de leurs

la semblables. Un talent créateur, Klopstock, vint prouver par

;s. ses œuvres la justesse de l’esthétique nouvelle,

irt Né le 2 juillet 1724 à Quedlinbourg, il alla mourir à Ham-

er bourg le 14 mars 1S03, regretté de toute la nation qui sentit