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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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A TRAVERS PARIS.

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sur qui compter, et c’est ainsi que les désastres arri-vent. Si le gouvernement est incapable, si l’adminis-tration supérieure est inhabile, c'est tant pis pourvous, citoyens, qui avez fait ce gouvernement et rendupossible cette administration. Mais dès que le mot« guerre » est prononcé, vous n’avez pas le droit, sim-ples particuliers, de substituer votre action privée àl'action publique ; et si vous le faites, les catastrophesinévitables vous en punissent, quelles que soient lapureté et la droiture de vos intentions.

En Allemagne, en pleine paix, le gouvernement sait,numérote et collationne tous les efforts, tous les sacri-fices que les particuliers sont disposés à faire en tempsde guerre. Et dans les villes susceptibles de soutenirun siège, il y a la conscription des lits disponibles,des médecins et des infirmiers ou infirmières béné-voles, comme il y a la conscription des chevaux quidoivent quitter la charrue ou le carrosse pour traînerl’artillerie, le coupé ou la Victoria du riche pour servirde monture à la cavalerie.

La première condition de la guerre c’est l’ordre, ettout ce qui est imprévu est désordre. Le jour où cesvérités sévères seront comprises par tous les Français,ce pays redeviendra quand il le voudra le maître mili-taire du monde.

Pendant qu’on imprimait ce livre, je suis allé plusd’une fois m’asseoir à la table des correcteurs et àcôté des compositeurs qui levaient la lettre; je voyaisleurs doigts agiles choisir, presque aussi rapides quala pensée, les lettres dan -: les petites cases qui 1er.