LE 4 SEPTEMBRE.
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garre? Pourrait - elle fuir? Serait-elle respectée?
Nous étions enfin rentrés au quartier général. Jeme rendis immédiatement chez le chef d’état-majorgénéral afin de le mettre au courant de la situation.Absorbé dans ses travaux, toujours assis derrière sonbureau, expédiant, cachetant des dépêches, le généralSchmitz ignorait absolument ce qui se passait. Je luidis en quelques mots ce qui était arrivé : la Chambreenvahie, la déchéance accomplie, la démarche inutiledu général Trochu, un gouvernement en formation àl’Hôlel de Ville, et le pillage probable des Tuileriesdans la soirée, dans quelques instants ; j’ajoutai queje croyais urgent de prendre les mesures les plusénergiques pour empêcher la population de s’avilir etde déshonorer le nouveau gouvernement qui allaitsuccéder à l’Empire, en lui faisant endosser la respon-sabilité du pillage et des vols, et peut-être des crimescontre les personnes, qui en seraient la conséquence.
Le général me laissait parler, approuvant de latète, mais ayant l’air hésitant d’un chef qui n’a per-sonne sous la main. Je dis encore que mon uniformede mobile était sympathique à la populace, qui voyaitdans les mobiles les premiers insulteurs et les pre-miers adversaires déclarés de l’Empereur; que cetuniforme me mettrait probablement à même deprotéger les Tuileries et la personne de l’Impératrice,provisoirement du moins, et jusqu’à ce que les me-sures régulières fussent prises pour la sûreté de lamalheureuse souveraine.
J’ajoutai encore qu’on disait dans les rues, dans